Suzy Desouche

Quand on sait ce qu’on sait, quand on voit ce qu’on voit, on a raison de penser ce qu’on pense.

Archives du tag “prostituée”

Le jeune Ivoirien est relâché.

Le jeune Ivoirien blessé il y a deux semaines par la police de Bienne a été remis jeudi en liberté après une quinzaine de jours de détention provisoire.

L’Ivoirien blessé par un coup de feu tiré par la police biennoise a été relâché. Mais il reste soupçonné de brigandage qualifié, viol et contraintes sexuelles. L’individu séjourne illégalement en Suisse.

Les risques de collusion ou de fuite peuvent être écartés, ont indiqué le service régional des juges d’instruction du Jura bernois-Seeland et la police cantonale bernoise. Lors de son arrestation, l’homme avait pris la fuite après avoir été sommé plusieurs fois de s’arrêter.

Les policiers avaient alors ouvert le feu sur l’individu, le touchant à la jambe. Ses jours n’ont jamais été en danger.

Une porte-parole de la police bernoise avait ensuite précisé à l’ATS que pour tous les délits dont cet homme est soupçonné, celui-ci risquait jusqu’à dix ans de prison. Elle avait indiqué que la police «établira les circonstances de ce qui s’est passé».

http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/Le-jeune-Ivoirien-est-rel-che-31621789

Suspect arrêté après le meurtre d’une prostituée.

La police cantonale bernoise a arrêté un suspect suite au meurtre d’une prostituée lundi dernier à Bienne.

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Un jeune homme de 20 ans originaire de Côte d’Ivoire a été interpellé vendredi soir (avant-hier) à la gare de Bienne. Il a été placé en détention provisoire par le juge d’instruction compétent, a annoncé dimanche la police cantonale bernoise. L’enquête se poursuit.

Le corps de la prostituée avait été retrouvé lundi dernier dans un studio à Bienne. Jeudi dernier, la police avait blessé par balle à un pied un autre ressortissant ivoirien de 22 ans qui avait pris la fuite à la vue des policiers venus l’interpeller. Après l’avoir sommé plusieurs fois de s’arrêter, ils avaient ouvert le feu, le touchant à la jambe.

L’homme avait été placé en détention provisoire, puis sous surveillance à l’hôpital. En séjour illégal en Suisse, il est soupçonné de brigandage qualifié, de viol et de contrainte sexuelle.

http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/Suspect-arr-te-apres-le-meurtre-d-une-prostituee-16475233

http://www.lematin.ch/actu/prostituee-bienne-ivoiriens-interpelle-336626

Le corps sans vie d’une travailleuse du sexe a été retrouvé lundi dans un salon de Bienne. Il présente des coupures.

La prostituée brésilienne retrouvée morte lundi dans son studio de massage à Bienne présente des coupures sur le corps. L’arme qui a vraisemblablement servi à commettre ce crime a été retrouvée mais l’auteur du meurtre et son mobile demeurent inconnus.

La victime âgée de 45 ans était mariée à un Suisse. Les recherches menées par l’Institut de médecine légale de l’Université de Berne montrent que cette femme a succombé à des blessures causées par un objet tranchant, a annoncé mardi le Service de juges d’instruction du Jura bernois et du Seeland.

Interrogée par l’ATS, la police cantonale bernoise n’a pas souhaité préciser de quelle arme il s’agissait ni où elle a été retrouvée en raison de l’enquête en cours. Les recherches menées lundi dans le quartier n’ont pas permis de retrouver d’autres objets suspects.

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/24477431

http://www.tdg.ch/actu/suisse/prostituee-tuee-bienne-arrestation-suspect-2010-10-17

http://www.24heures.ch/prostituee-tuee-bienne-arrestation-suspect-2010-10-17

La communauté africaine biennoise dénonce une bavure policière. Un Ivoirien a été interpellé avec une violence démesurée pour le meurtre d’une prostituée qu’il n’aurait pas commis

L’arrestation musclée de S. (22 ans), jeudi à Bienne, résonnait toujours hier dans la tête de son ex-copine, Hélène (20 ans). «Il habitait chez nous, il y a encore une année. La police est venue. Elle a tout fouillé et pris des affaires qui lui appartiennent», raconte-t-elle tout en confirmant une information du «Matin»: le lien entre cette interpellation et le meurtre d’une prostituée brésilienne, âgée de 45 ans, en début de semaine dernière. «Les policiers semblaient le soupçonner de ce meurtre. Mais ce n’est pas lui. Il est innocent.»

Cet avis est partagé par la communauté africaine biennoise en colère. Et notamment pas Ricardo Lumengo, conseiller national bernois qui s’exprime en tant qu’«Africain de Bienne». «Il y a tous les éléments d’une grave bavure policière dans cette affaire», dénonce-t-il.

Ricardo Lumengo (48 ans) dénonce d’abord la violence démesurée de l’arrestation. La police bernoise a, en effet, tiré un coup de feu – depuis l’habitacle d’un véhicule, selon des témoins – dans les jambes de ce suspect, soi-disant en fuite, pour l’immobiliser au centre-ville, jeudi à 17h25. Puis les policiers l’auraient menotté dans le dos et lui auraient bandé les yeux avant de l’embarquer.

Le conseiller national s’insurge ensuite contre les motifs officiels de l’interpellation (brigandage qualifié, vol et contrainte sexuelle) qui seraient infondés. «Quant au meurtre, il n’est pas impliqué.» Il en veut pour preuve les témoignages qu’il a recueillis auprès des proches et des compatriotes de S. Ce serait une personne non-violente, sociable et appréciée de tous.

«S’il a tenté de fuir devant la police, c’est à cause de son statut de sans-papiers», ajoute Ricardo Lumengo. Dans tous les cas, le demandeur d’asile ivoirien n’aurait pas eu assez d’argent pour fréquenter les prostituées, avance-t-il entre autres arguments. De plus, avant de tirer sur lui, la police l’avait arrêté une première fois le même jour. «Pourquoi l’ont-ils relâché», demande-t-il. Si c’était vraiment lui, le meurtrier, il n’aurait pas été assez stupide pour rester à Bienne.

La communauté obtient un renfort inattendu: celui des prostituées du quartier où a eu lieu le meurtre. Après avoir vu la photo de S., elles ne pensent pas que c’est lui l’auteur. Car elles ont un autre suspect qui ne lui ressemble pas. Un homme, aussi d’origine africaine. Elles l’accusent de deux violentes agressions (strangulation, coups, tentative de vol) dans des salons, dont une il y a encore deux semaines. «Il avait un couteau long comme l’avant-bras», témoigne la collègue d’une victime qui vit aujourd’hui dans la peur.

Le suspect des prostituées a été immortalisé par la vidéosurveillance. Une photo (en haut à droite), suite à un dépôt de plainte, aurait été transmise à la police. Cette dernière ne confirme, ni ne dément, ces deux agressions. Tout comme l’existence de cette photo et les liens éventuels entre S., son arrestation et le meurtre. L’interpellé serait actuellement à l’hôpital sous surveillance. Il a été placé en détention provisoire par le juge qui devait l’entendre vendredi après-midi.

«Nous avons confiance en la justice, conclut Ricardo Lumengo. Il faut qu’elle fasse vite toute la lumière.» La communauté africaine avait une seule angoisse, hier en fin de journée. Que la police répète le cafouillage qu’elle avait démontré lors de l’affaire récente du forcené de Bienne, Peter K.

http://www.lematin.ch/actu/suisse/clament-innocence-arrete-coup-feu-bienne-336509

Le fuyard blessé par la police «n’était pas armé».

La police bernoise a tiré jeudi, en fin d’après-midi, sur un ressortissant ivoirien de 22 ans, à Bienne. Les circonstances demeurent floues.

Vers 17h25, les unités spéciales de la police cantonale bernoise ont voulu procéder à l’interpellation d’une personne dans le cadre d’une procédure pénale pour brigandage qualifié, viol et contrainte sexuelle, à Bienne. La police n’a pas précisé si cette arrestation avait un lien avec la mort d’une prostituée brésilienne, lundi. Après avoir été sommé plusieurs fois de s’arrêter, l’homme a pris la fuite dans la rue du Marché-Neuf.

Les policiers ont alors ouvert le feu sur l’individu alors que l’homme fuyait sous les arcades de l’Hôtel Mercure Plaza. Un seul coup de feu a été tiré, selon la police. L’homme a été blessé à la jambe. Rapidement arrivés sur place, les secours l’ont transporté vers un hôpital. Ses jours ne sont pas en danger.

D’après plusieurs témoins, cités par le «Journal du Jura», le fugitif n’était pas armé et tournait le dos aux pandores, lorsque ces derniers lui ont tiré dessus. «Il n’était pas armé», relève Eric Guy, citoyen biennois d’origine africaine qui était à une cinquantaine de mètres des lieux de la scène au moment des faits. Il explique aussi au quotidien que le ressortissant ivoirien avait déjà été arrêté, puis relâché jeudi après-midi. Une information démentie par la police bernoise.

L’arrestation musclée du jeune homme a troublé la communauté africaine de Bienne. Jeudi soir, plusieurs dizaines de manifestants se sont révoltés contre ce qu’ils qualifient de «bavure policière». Une confrontation avec les forces de l’ordre a été évitée de justesse.

Une porte-parole de la police bernoise a précisé que pour tous les délits effectués par cet homme, celui-ci risquait jusqu’à dix ans de prison. Elle a aussi indiqué que la police «établira les circonstances de ce qui s’est passé». De son côté, la justice n’a pas ouvert d’enquête.

http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/L-homme-blesse-par-la-police–n-etait-pas-arme–24697797

http://www.lematin.ch/bienne-police-tire-blesse-fuyard-335831

Une prostituée brésilienne a été retrouvée sans vie hier à Bienne. La chronique.

Sur la porte de son salon de massage, la pancarte indique que la prostituée est «occupée». Mais la Brésilienne aux cheveux blonds qui travaillait à Bienne sous le nom de Keisse n’ouvrira plus sa porte: son corps a été retrouvé sans vie, hier matin. «Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un meurtre», indique prudemment la police.

Une opération de grande envergure a été lancée. «L’auteur des faits n’est pas encore connu», admettent les enquêteurs. Pour les voisines, c’est le choc. «C’était une femme adorable qui avait beaucoup d’amis», indique une compatriote. Keisse ne lui a jamais dit qu’elle se sentait menacée. «La drogue ou l’alcool, ce n’était pas son truc», affirme Tina. La dernière fois qu’elle l’a vue, c’était samedi. «Elle allait s’acheter à manger chinois, elle m’a proposé de m’en rapporter.» Le lendemain, Tina n’a pas remarqué sa présence. Normal: c’était son jour de congé. «Elle vivait ailleurs avec son mari», indique la voisine.

Son salon devait ouvrir à 10 h hier matin. A 8 h 40, une voisine thaïlandaise a entendu un long cri, comme une complainte. Etait-ce Keisse? Mystère. «Je n’ai pas entendu de fugitif courir dans l’escalier», précise cette locataire du dessous. On lui donnait dans les 42 ans et on lui connaissait trois enfants vivant au Brésil. Mais dans cet immeuble de six étages équipé d’un ascenseur, chacun vit dans son coin.

Keisse a-t-elle été tuée par un client? «Elle ne racolait pas dans la rue. Ses clients l’appelaient sur son natel, mais quelqu’un a pu entrer dans l’immeuble sans prévenir et sonner à sa porte», indique la voisine du dessus.

Arme recherchée
Le meurtrier est-il entré la veille au soir? «Prendre un client tard le soir, c’est risqué», estime une prostituée de l’immeuble. Keisse gardait son salon ouvert jusqu’à minuit, mais pas le dimanche. Hier après-midi, la police a recherché l’arme du crime dans les alentours de cet immeuble proche de la bibliothèque, à la rue Ernst-Schüler 22. Mais rien ne filtre sur l’enquête.

«Je n’espère qu’une chose, qu’on attrape le meurtrier», soupire le sommelier de la pizzeria du rez-de-chaussée. Si elles n’étaient pas débranchées ou tout simplement factices, les caméras installées à tous les étages fourniront peut-être le portrait du tueur.

http://www.lematin.ch/actu/suisse/crime-salon-massage-334459

Une collègue de Keisse, la prostituée retrouvée tailladée lundi à Bienne, croit connaître l’auteur du meurtre

L’identité du meurtrier de la prostituée Brésilienne Keisse, retrouvée poignardée lundi dans son salon de massage à Bienne, suscite de nombreuses interrogations.

L’une de ses collègues de pallier, une Tchèque du nom de Rosie, a révélé au Blick qu’elle pensait connaître l’auteur du crime: un individu noir portant un anneau au majeur droit, qui aurait déjà dévalisé plusieurs prostituées résidant à la rue Ernst-Schüler 22: «Il nous faisait croire qu’il était un client, mais quand la porte s’ouvrait, il sortait son couteau et réclamait de l’argent», confie-t-elle. Récemment, elle avait découvert un couteau dans la cage d’escalier. «Deux semaines avant le drame, je conseillais encore à Keisse de fermer sa porte et de faire attention. Je suis sûre que c’est lui le meurtrier», raconte-t-elle. Les caméras de surveillance, présentes dans tout l’immeuble ont-elles pu filmer le drame? Nul ne le sait. Rosie explique en tout cas qu’elle a remis une photo de cet homme à la police, qui le rechercherait. Une information que cette dernière n’a pas voulu confirmer, l’enquête étant toujours en court.

Celle qui se faisait appeler Keisse était une Brésilienne de 45 ans, parlant des bribes de français et à peine allemand. Mariée à un Biennois devenu invalide, elle avait trois enfants résidant au Brésil. Selon une collègue prostituée, «elle faisait le trottoir pour financer leurs études».

http://www.lematin.ch/actu/suisse/piste-vers-criminel-335766

FLASH! Selon nos informations, l’homme blessé à la jambe par un tir d’un policier bernois hier, en fin de journée, à Bienne, est soupçonné par la police d’avoir tué la prostituée retrouvée morte dans son studio en début de semaine. Contactée, la police se refuse à tout commentaire.

Selon les informations du Matin, l’homme de 22 ans blessé à la jambe par un tir de la police bernoise hier en fin d’après-midi à Bienne serait soupçonné par la police d’être l’assassin de la prostituée retrouvée morte dans son studio en début de semaine. Le coup de feu a eu lieu lors d’une interpellation pour plusieurs crimes dans cette ville. Les jours de l’individu touché par balle ne sont pas en danger, selon la police bernoise, qui refuse de confirmer le lien avec le meurtre de la prostituée.

Vers 17h25, les unités spéciales de la police cantonale bernoise ont voulu procéder à l’interpellation d’une personne dans le cadre d’une procédure pénale pour brigandage qualifié, viol et contrainte sexuelle à Bienne. Après avoir été sommé plusieurs fois de s’arrêter, l’homme a pris la fuite dans la rue du Marché-Neuf, précise le communiqué de la police cantonale bernoise.

Les policiers ont alors ouvert le feu sur l’individu. Un seul coup de feu a été tiré, selon la police. L’homme a été blessé à la jambe. Rapidement arrivés sur place, les secours l’ont transporté vers un hôpital. Ses jours ne sont pas en danger.

Une porte-parole de la police bernoise a précisé ce jeudi soir que pour tous les délits effectués par cet homme, celui-ci risquait jusqu’à dix ans de prison. Elle a aussi indiqué que la police «établira les circonstances de ce qui s’est passé». Une partie de la rue du Marché-Neuf a été momentanément fermée pour récolter des indices.

http://www.lematin.ch/bienne-police-tire-blesse-fuyard-335831

L’Ivoirien blessé par un tir policier jeudi après-midi à Bienne serait impliqué dans la mort d’une prostituée. L’action menée par la police dans cette affaire pose de nombreuses questions. Explications.

Un homme s’écroule devant un hôtel, touché à une jambe par un tir policier. Cette scène se déroule jeudi au centre-ville de Bienne, peu avant 17 h 30, dans la rue du Marché-Neuf, bien fréquentée pour cause de nocturnes. Dans un communiqué, la police bernoise dira que le blessé, un Ivoirien de 22 ans, fait l’objet d’une procédure pénale pour brigandage qualifié, viol et contrainte sexuelle. Selon nos informations, elle cache en revanche qu’elle le soupçonne d’être le meurtrier d’une prostituée retrouvée morte lundi dans son appartement du 22 de la rue Ernst-Schüler, situé à moins de cent mètres de là où il a été neutralisé.

Cette affaire pose de nombreuses questions sur le travail de la police bernoise, déjà passablement décriée lors de l’affaire du forcené de Bienne, Peter K. Première interrogation: plusieurs proches de S., le sans-papiers touché par une balle, affirment que dans les heures qui ont précédé le tir policier, S. avait été contrôlé par les forces de l’ordre, emmené au poste, puis relâché. «Je marchais dans la rue lorsque j’ai vu deux agents en civil s’approcher de mon pote, le ceinturer et l’embarquer», confie un proche rencontré hier après-midi à Bienne.

Arrêté, relâché, blessé
Ce proche assure avoir eu un contact téléphonique avec S. lorsque ce dernier a été libéré. «Il m’a dit qu’il avait fait l’objet d’un contrôle d’identité et que les policiers recherchaient un certain C. C’est tout.» Les deux hommes devaient se retrouver un peu plus tard. Mais S. n’est jamais venu au rendez-vous. Et pour cause. «Je poireautais dans un bar lorsque j’ai entendu des cris dans la rue. Je suis sorti et j’ai vu mon pote allongé par terre. J’ai su après coup qu’il avait reçu une balle», explique notre interlocuteur.

La police a-t-elle effectivement contrôlé S. avant de le relâcher puis de lui tirer dessus un peu plus tard? Si oui, comment l’expliquer? Le porte-parole de la police Nicolas Kessler n’a pas voulu répondre à ces questions. Il s’est montré tout aussi discret sur les circonstances de l’arrestation. Le communiqué officiel indique que S. «a été sommé plusieurs fois de s’arrêter», mais qu’il a pris la fuite et que «les policiers ont alors ouvert le feu».

Questions: S. était-il armé? Est-il normal de tirer sur un homme qui ne peut représenter un danger puisqu’il fuit? Tirer en plein jour sur un homme courant dans la rue n’est-il pas dangereux? Le porte-parole n’a pas souhaité nous éclairer sur ces points. «Une enquête interne et une autre menée par un juge d’instruction diront si le policier a eu raison de tirer», répond-il tout de même.

«Mon fils adoptif»
Reste encore un point, ô combien important, à tirer au clair: S. est-il soupçonné d’être le meurtrier de la prostituée retrouvée morte lundi dans son salon dunuméro 22 de la rue Ernst- Schüler, située à même pas deux minutes à pied du lieu de son arrestation? «La proximité géographique n’implique pas forcément que les deux affaires sont liées», dit le porte-parole Nicolas Kessler. Une réponse qui peut être interprétée de mille façons.

Les enquêteurs se sont montrés plus précis en interrogeant les proches de S. «Les policiers ont sonné à ma porte jeudi soir avec un mandat de perquisition», confie une Camerounaise dont la fille a fréquenté S. pendant environ un an. «S., c’est comme mon fils adoptif. Les agents ont séquestré des affaires lui appartenant puis m’ont dit qu’il était soupçonné d’être impliqué dans une affaire de meurtre. J’ai demandé des précisions. Et, là, ils m’ont parlé de la prostituée qui a été tuée. Ils m’ont même demandé si je connaissais le numéro 22 de la rue Ernst-Schüler. J’ai dit que non. Je ne fréquente pas les prostituées, moi.»

L’ex-petite amie choquée
Pour cette femme, S. ne peut être un meurtrier ni même un violeur. «Il ne ferait pas de mal à une mouche.» Sa fille, l’ancienne petite amie de S. donc, tient le même discours. Elle a été interrogée hier matin par la police. «On m’a dit qu’il était visé par une histoire de viol et on m’a demandé s’il allait voir des prostituées. Cette histoire est hallucinante. Je n’arrive pas à y croire. Je connais S. depuis un an. Il ne peut avoir fait ce qui lui est reproché», raconte-t-elle, le regard perdu.

L’enquête de police permettra d’apprendre ce que S. – qui se trouve sous surveillance à l’hôpital – a commis et n’a pas commis. L’enquête de justice, elle, s’intéressera certainement à l’action des policiers et aux zones d’ombre qui l’entourent. La communauté africaine, elle, s’interroge. Un de ses membres dit avoir pris contact avec l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Suisse pour obtenir des réponses à ses questions.

http://www.lematin.ch/actu/suisse/soupconne-tue-prostituee-336226

La police a interpellé vendredi un Ivoirien soupçonné d’avoir tué une prostituée à Bienne. Jeudi, elle avait déjà arrêté un de ses compatriotes. Et si ce dernier n’avait rien fait?

S., tout à gauche, et K., passaient beaucoup de temps ensemble. S. s’est fait tirer dessus jeudi par la police. Ses proches affirment qu’il a été victime d’une bavure. En revanche, ils ne s’offusquent pas de l’interpellation de K. Ce dernier passe pour un
S., tout à gauche, et K., passaient beaucoup de temps ensemble. S. s’est fait tirer dessus jeudi par la police. Ses proches affirment qu’il a été victime d’une bavure.

Le meurtrier de la prostituée retrouvée morte dans son salon de Bienne il y a une semaine jour pour jour est-il sous les verrous? La police bernoise le pense: hier, elle a annoncé avoir interpellé un suspect vendredi soir en gare de Bienne. L’homme, un Ivoirien de 20 ans, a été placé en détention préventive.

Cette arrestation est accueillie avec soulagement dans le milieu de la prostitution. Mais elle ne fait qu’augmenter le courroux et l’indignation des proches de S., qui évoquent une bavure policière dans cette affaire. S., c’est cet homme qui s’est fait tirer dessus jeudi dans la rue par un policier qui le soupçonnait… d’être le meurtrier de la prostituée.

La police n’a jamais voulu nous confirmer qu’elle pensait que S. était impliqué dans le meurtre. Elle l’a pourtant dit de manière très claire à son ancienne petite amie et à son ancienne belle-mère. Les agents bernois ont-ils donc confondu S. et K., l’homme arrêté vendredi soir? C’est d’autant plus plausible que les deux hommes non seulement se connaissent mais se ressemblent. S. et K. sont en effet tous les deux grands, noirs et fins et n’ont que deux ans de différence d’âge.

«C’est incompréhensible»
«La police a commis une bavure. Nous le savions depuis le début mais cela ne fait désormais plus aucun doute», affirme Eric, un proche de S. Notre interlocuteur est hors de lui: «Posez la question à qui vous voulez: S. ne ferait pas de mal à une mouche. Ce qui n’est pas le cas de K. Après avoir été tancée dans l’affaire du forcené de Bienne, la police veut-elle redorer son blason en se faisant le premier Noir qu’elle croise dans la rue?»

Si Eric ne mâche pas ses mots, c’est parce qu’il connaît les circonstances de l’interpellation de S., jeudi. Des circonstances que nous évoquions vendredi dans nos colonnes. «Jeudi, à 16 h 10, S., qui n’a pas de papiers, a été arrêté par des policiers et conduit au poste. Il en est ressorti à 16 h 50. Deux minutes plus tard, il a appelé un de ses amis pour lui raconter sa mésaventure. Et voilà qu’une demi-heure plus tard, alors qu’il marchait dans la rue, il se fait tirer dessus», rappelle Eric. «C’est incompréhensible.»

Le silence de la police
Jeudi, après avoir appris que son ami avait été touché à une jambe, Eric s’était approché d’un policier présent sur le lieu du tir. «Il m’a confirmé que S. avait été arrêté plus tôt dans la journée par un autre groupe d’agents. C’est la preuve que les policiers ne se parlent pas entre eux. Autrement, après avoir contrôlé mon ami une première fois, ils ne lui auraient jamais tiré dessus ensuite.»

La police bernoise est mal prise dans cette affaire. Pourquoi a-t-elle arrêté S. avant de lui tirer dessus? S’est-elle trompée de personne en lui tirant dessus? Porte-parole de la police, Nicolas Kessler ne répond pas à ces questions. Il précise simplement que S. avait été interpellé «dans le cadre d’une procédure pénale pour brigandage qualifié, viol et contrainte sexuelle». Les soupçons pesant sur lui sont-ils toujours d’actualité? Le porte-parole ne répond pas.

Un silence que ne peuvent accepter les amis ivoiriens de S. «Notre compatriote n’a rien fait et ne ferait jamais rien à qui que ce soit. La police s’est plantée. Elle a l’obligation de s’expliquer.»

«K. est un type agressif»
Autant l’arrestation de S. avait surpris les Ivoiriens de Bienne, autant celle de K. ne les étonne guère. «K. est un type agressif, confie Eric. Il y a environ deux mois, il a abusé sexuellement d’une amie qui dormait. Et il lui a volé de l’argent. Il a également piqué de l’argent à d’autres personnes. Je l’ai signalé à la police, mais elle n’a pas bougé.»

Selon nos informations, K. est également sans papiers et réside à Anet, entre Bienne et Morat. «Mais il passe ses week-ends à Bienne», assurent ses compatriotes. Ses liens avec S.? «K. et S. sont potes. Comme la plupart des sans-papiers, ils ont passé du temps ensemble aux établissements pénitenciers de Witzwil, explique Eric. Mais ils n’ont rien en commun. L’un est un non-violent, l’autre pas.»

Peu de temps avant son arrestation, K. se trouvait dans un bar avec Yakouba. «Nous avons parlé de l’interpellation de S., confie Yakouba. Il m’a dit que ce n’était pas possible que S. soit impliqué dans le meurtre de la prostituée. Puis il est parti. J’ai appris son arrestation plus tard dans la soirée.»

http://www.lematin.ch/actu/suisse/arrestation-336742

http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/suisse/news.php?idIndex=2&idContent=229717

Les deux Ivoiriens arrêtés la semaine dernière par la police à Bienne pourraient être tous les deux impliqués dans des agressions de prostituées.

Les deux Ivoiriens arrêtés en fin de semaine dernière à Bienne sont-ils tous les deux liés au meurtre de la prostituée brésilienne retrouvée morte dans son salon quelques jours plus tôt? Si nous ne pouvons l’affirmer, notre enquête permet de mieux comprendre les raisons qui poussent la police à les garder tous les deux en détention provisoire.

Le cas de K., 20 ans, interpellé vendredi soir à la gare de Bienne, est assez simple à résumer: la police le soupçonne d’être le meurtrier de la prostituée. Il est donc incarcéré. Le cas de S., 22 ans, arrêté jeudi après-midi dans la rue – un policier lui a tiré dessus, le touchant à une jambe – est plus complexe. La police dit qu’il est impliqué dans une procédure pénale pour brigandage qualifié, viol et contrainte sexuelle. Mais elle ne donne aucun détail sur la procédure en question.

L’agresseur au couteau
Nous avons soumis à deux prostituées rencontrées lundi soir à Bienne le cliché ci-contre représentant S., tout à gauche, K., tout à droite, et un troisième homme. Nous savions que ces deux femmes avaient eu affaire directement ou indirectement à l’agresseur au couteau, un Noir qui rend visite aux prostituées de la région – principalement des blondes – abuse d’elles et vole leur argent. Un individu craint à un tel point que de nombreuses prostituées s’étaient transmis des photos de lui tirées de caméras de surveillance, afin de l’identifier et de ne plus lui ouvrir la porte. Des photos qui ont fini dans les mains des enquêteurs.

La première prostituée rencontrée, une jeune femme blonde d’origine tchèque, affirme que S. est l’agresseur au couteau: «Il apparaît sur les caméras de surveillance installées sur les paliers des salons. Je peux le garantir.» Et de le répéter cinq fois avant de nous demander de la laisser en paix. La deuxième prostituée, elle aussi blonde et tchèque, se montre tout aussi catégorique. Son témoignage a d’autant plus de poids auprès de la police, qui l’a interrogée, qu’elle a été directement attaquée par l’agresseur au couteau (voir encadré).

Ces deux témoignages tendent à montrer que S. est soupçonné par la police d’avoir abusé de plusieurs prostituées de la région. Et ce serait pour cette raison qu’il fait l’objet d’une surveillance policière à l’hôpital.

Peut-être complices
Contactée, la police cantonale bernoise ne souhaite pas commenter les éléments que nous avons recueillis. Tout comme elle ne souhaite pas dire si elle soupçonne S. et K. d’être complices ou plutôt d’avoir agi chacun dans leur coin.

Le fait est que les deux jeunes Ivoiriens sont toujours en détention provisoire et qu’ils bénéficient désormais des services d’un avocat.

http://www.lematin.ch/actu/suisse/violeur-tueur-337574

Ils menaçaient de la brûler sur une cuisinère.

La Police cantonale vaudoise a identifié et interpellé les cinq auteurs de plusieurs brigandages dans la Broye vaudoise. Ils avaient notamment agressé violemment une prostituée.

Au mois de juillet dernier, un individu se présentait chez une prostituée, à Payerne. Après l’ouverture de la porte, avec trois complices, ils investissaient l’appartement de cette jeune femme. La menaçant violemment, ils l’avaient frappée, approchant son visage d’une plaque de cuisinière enclenchée. A cette occasion, les auteurs avaient emporté de l’argent, des téléphones portables, une caméra, un ordinateur portable, des montres et de l’argent.

Suite à ces faits, les inspecteurs de la police de sûreté ont rapidement identifié les auteurs. Les premières interpellations ont eu lieu deux jours après. Lors des différentes investigations, les enquêteurs ont découvert que certains des protagonistes avaient participé à l’agression survenue au mois d’avril 2010, sur un employé de la gare CFF à Moudon, où une importante somme d’argent avait été emportée.

Des membres du groupe étaient également impliqués dans une autre agression à Payerne, où un homme avait dû leur remettre de l’argent. Tous sont également poursuivis pour des délits perpétrés dans le canton de Fribourg.

L’argent dérobé lors de ces agressions n’a pas été retrouvé. Par contre, le matériel emporté à Payerne a été récupéré.

Les auteurs de ces agressions sont âgés de 18 à 22 ans, quatre majeurs et un mineur au moment des faits, ressortissants portugais et cap verdiens, domiciliés dans la région.

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Ils-mena-aient-de-la-br-ler-sur-une-cuisinere-15825343

http://www.lematin.ch/actu/suisse/agressions-petites-frappes-verrous-329540

Prostituée condamnée à 15 ans de réclusion pour l’assassinat d’un client.

BERNE | La prostituée de 24 ans qui avait poignardé un client il y a deux ans dans un parc bernois a été condamnée vendredi à 15 ans de réclusion pour assassinat

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Souffrant de troubles psychiques, l’accusée ne sera pas internée mais devra s’astreindre à un traitement psychiatrique en milieu hospitalier.

Les juges du tribunal de district de Berne-Laupen ont coupé la poire en deux: le Ministère public avait en effet requis une peine de 16 ans alors que la défense demandait qu’elle n’excède pas 14 ans.

La qualification de l’acte est sans équivoque, a déclaré la présidente du tribunal, Christine Schaer, dans les arrêtés du jugement. Il a été planifié sans motif et perpétré avec une absence totale de scrupules.

Originaire du canton de Zurich, la jeune femme était entrée en contact avec la victime, un Tamoul de 52 ans, au Florapark en tant que prostituée occasionnelle. Interrompant la passe, elle s’était brusquement mise à poignarder l’homme sans méfiance et de dos.

L’examen médical a établi que la victime avait succombé à environ une centaine de lésions, peu après l’arrivée de la police sur place. Appréhendée dans le voisinage, la jeune femme avait passé aussitôt aux aveux.

Potentiel d’amélioration

Le point le plus délicat a été d’établir si l’internement devait être conservé en tant qu’ultima ratio, ou si un traitement psychiatrique en milieu hospitalier serait suffisant.

En raison du jeune âge de la meurtrière, le tribunal a décidé de ne pas la pousser dans une voie de garage. "Si elle collabore sérieusement, nous discernons un potentiel d’amélioration de son état", a déclaré Mme Schaer.

La jeune femme avait pour la première fois concrétisé ses fantasmes de violence en essayant de tuer son frère à l’âge de 16 ans. Ces pulsions pathologiques auraient été conjuguées avec un grand besoin d’attirer l’attention.

http://www.tdg.ch/prostituee-condamnee-quinze-ans-reclusion-assassinat-client-2010-09-10

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En rogne contre la prostitution, des retraitées reçoivent la Municipalité.

Lausanne | Les «panthères grises» – ces retraitées fatiguées des nuisances engendrées au pied leur immeuble par la proximité des salons de massage de la rue de Genève, ont offert tartes et doléances à Marc Vuilleumier.


Ce n’est pas tous les soirs qu’on reçoit en soirée un municipal – Marc Vuilleumier directeur de la sécurité – accompagné d’un aréopage de fonctionnaires (Travaux et Police). Le lundi 23 août, les «panthères grises» – ces retraitées fatiguées des nuisances engendrées au pied leur immeuble par la proximité des salons de massage du 85 rue de Genève – avaient mis les petits plats dans les grands. Il y eut du vin blanc, du rouge, de la tarte aux pommes et aux pruneaux.

Immeuble caillassé
De son côté les fonctionnaires apportaient quelques chiffres frais: le vendredi soir précédant la rencontre, en deux heures (de 23 h. à 01 h.) pas moins de quatre cents voitures en maraude avaient emprunté la voie sans issue qui mène à l’entrée des salons de massage.

Après le départ de la police, alors qu’une habitante, excédée par le bruit avait jeté de l’eau sur des jeunes clients, des pierres avaient été lancées sur l’immeuble. «On a été caillassé et j’ai porté plainte», confirme la «panthère grise» qui recevait chez elle les fonctionnaires.

La soirée fut cordiale et instructive. Marc Vuilleumier a été impressionné par l’intensité des nuisances. «C’était un lundi soir, j’imagine que cela s’amplifie en fin de semaine.» Entre la pomme et le pruneau, on a parlé boulot: mais comment se débarrasser de tous ces embarras? Un vrai casse-tête pour fonctionnaires.

Les 14 salons du 85
Mettre une barrière sur une voie en partie publique pourrait en effet créer un précédent. D’ailleurs, cette solution est très difficilement réalisable puisqu’il y a trois propriétaires pour cette seule impasse. Reste la fermeture des salons de massage du 85. Selon la police, on en compte quatorze dans le même immeuble qui sont fréquentées par une quarantaine de travailleuses du sexe.

«Le propriétaire de l’immeuble et aussi le gérant des salons de massage, explique l’inspecteur Joël Vincent chef de la brigade des mœurs. Tout est fait dans la légalité et nous n’avons actuellement aucun outil législatif pour les fermer.»

En fin de soirée «panthères grises» et fonctionnaires se sont quittés bons amis, mais sans avoir trouvé de solution immédiate et radicale pour éradiquer ces nuisances avérées.

http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/pantheres-grises-lausanne-restent-faim-2010-09-09

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