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Quand l’euro plombe l’économie suisse.

La faiblesse de la monnaie européenne est durement ressentie par de nombreuses entreprises romandes. Si des parades existent, elles sont longues à mettre en place.

La chute vertigineuse de l’euro face au franc suisse a provoqué une véritable lame de fond dans l’économie suisse. La donne: «Près de deux tiers de toutes nos exportations vont à l’Euroland», martèle Jean-Philippe Kohl, responsable de la politique économique de Swissmem, l’association de l’industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux. En mars dernier, l’association avait jugé qu’un euro au-dessous de 1 fr. 50 était difficilement viable. Aujourd’hui, la monnaie européenne tourne autour des 1 fr. 37. «Certes, les entreprises ne restent pas les bras croisés et développent différentes stratégies pour pallier ces difficultés. Mais elles sont très longues à mettre en place», poursuit Jean-Philippe Kohl.

Conséquences sur les salaires
L’une d’elles consiste à développer de nouveaux marchés, en Extrême-Orient par exemple, une autre à parier sur les innovations ou encore, plus difficile à avaler, carrément à délocaliser. «Mais à ce jour, si des entreprises étudient cette possibilité, aucune n’a encore franchi le pas. Le seul cas que je connaisse, c’est celui d’une entreprise alémanique qui voulait fermer une filiale aux Pays-Bas et qui a décidé de la réactiver à la dernière minute», poursuit le cadre de Swissmem. Les difficultés juridiques et les taux d’imposition représentent souvent un frein à ceux qui aimeraient s’installer dans un pays européen.

La faiblesse de l’euro aura aussi des répercussions indirectes sur le marché du travail. Blaise Matthey, directeur de la Fédération des entreprises romandes, annonce la couleur: «Nous savons déjà que les taux de change qui nous sont défavorables vont peser lourdement sur les adaptations de salaires de fin d’année.»

Patron durement touché
L’euro a atteint son cours plancher à 1 fr. 28 en septembre dernier. Mais s’il est remonté depuis, les observateurs n’ont pas retrouvé le sourire pour autant. «A court terme, la monnaie européenne pourrait encore poursuivre sa hausse», remarque Patrick Yenni, de LN Industries à Genève, un patron durement touché par la faiblesse de la monnaie européenne et qui scrute les marchés de change et interroge régulièrement les spécialistes des banques (lire encadré). «Mais ce n’est que temporaire», poursuit le patron de LN Industries, qui s’attend à moyen terme à une nouvelle dégringolade de l’euro.

http://www.lematin.ch/actu/suisse/euro-plombe-economie-suisse-342423

Une réflexion sur “Quand l’euro plombe l’économie suisse.

  1. Berne puisse dans nos poches pour acheter 11 milliards d’Euros afin de faire descendre le franc suisse. Pourquoi ne donnerait-on pas aux entreprises et aux particuliers une remise sur des achats de devises en € ? Maintenant, je n’approuve pas que des entreprises pleurnichent à cause du franc trop cher. Tout bonne gestion passe par la création d’entreprises à l’étranger, ce qui leur permettrait d’éviter d’engager des étrangers en surnombre, mais surtout de voir à quel point l’Europe est une catastrophe et de s’abstenir d’en faire la propagande ou de la soutenir financièrement. Comment expliquer que ces entreprises ne veulent pas aller dans l’Europe, mais qu’elles veulent nous l’imposer comme première patrie ? Et je suis à peu près certain que ce sont les mêmes. Des hypocrites ?

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