Actualité/Asile/Canton/Etranger/Immigration/Insécurité/Société/Violence

Les présumés meurtriers font face à la justice.

Le procès des deux cambrioleurs qui avaient tués un retraité lors d’un brigandage en décembre 2008 s’est ouvert lundi matin devant le Tribunal criminel de Lausanne.

Alors que Jean* reconnaît au moins en partie les faits, Drago* nie farouchement avoir été présent dans cette villa d’Epalinges (VD) ce 29 décembre 2009.

Le Suisse âgé aujourd’hui de 24 ans et le ressortissant de Serbie Monténégro âgé de 29 ans sont pourtant tous les deux accusés d’avoir battu à mort un retraité dans l’espoir de lui soutirer des valeurs. Jean, le Suisse connaissait les lieux qu’il est soupçonné d’avoir dévalisés deux ans plus tôt. Entré par une remise, il aurait trouvé la clé du coffre-fort et avait ainsi fait main basse sur de l’or et de l’argent pour plus de 30’000fr.

Un brigandage planifié

En sortant de boîte ce matin de 2008, Jean aurait projeté de retourner visiter cette villa d’Epalinges espérant trouver à nouveau le coffre-fort bien garni. Il aurait même précisé à Drago qu’il faudrait probablement frapper le maître des lieux afin qu’il donne la clé du coffre.

Les deux hommes se sont rendus sur place et ont violemment brigandé le couple, blessant madame et tuant monsieur, pour un butin bien plus maigre que lors du premier vol: 3400fr, 200 euros et une montre en or.

Drago nie toute implication

Alors que Jean a, à nouveau, reconnu avoir été accompagné de Drago la nuit du drame, Drago promet, pour sa part n’avoir jamais rencontré le Suisse avant qu’ils ne se retrouvent ensemble entre les mains de la police. L’avocat de ce dernier a même déposé une demande pour qu’il puisse être soumis à un interrogatoire avec un détecteur de mensonges.

«Vous savez qu’un certain nombre d’éléments vous impliquent?», a insisté le Président du Tribunal. Drago s’est alors défendu en expliquant que des vêtements avaient été laissés chez une tierce personne. «Vous savez que vous avez les possibilité de dire la vérité sans que l’on ait besoin d’avoir recours à un détecteur de mensonges», a rétorqué le Président.

Reconstitution en cours

Pour faire la lumière sur ces évènements, une reconstitution est en cours, ce lundi matin, sur les lieux même du brigandage. Un moment certainement difficile pour la veuve de la victime. Elle était déjà visiblement émue de se retrouver face à ses deux présumés bourreaux lors de l’ouverture du procès. Son avocate lui a pris la main durant la lecture, par le Président du Tribunal de l’acte d’accusation. Debout face à elle, Jean regardait le sol, alors que Drago avait le regard fixé sur le Président.

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Les-presumes-meurtriers-font-face-a-la-justice-14073240

http://www.tdg.ch/proces-meurtre-epalinges-annonce-tendu-2010-11-08

http://www.24heures.ch/depeches/suisse/proces-cambrioleurs-epalinges-annonce-houleux

http://www.lematin.ch/actu/suisse/drame-epalinges-reconstitution-ordonnee-345768

MEURTRE D’EPALINGES | Le procès des meurtriers présumés de Christian de Kaenel s’est ouvert lundi à Lausanne, avec la reconstitution du drame chez sa veuve.

«C’est là que cela va être dur». Jeannie de Kaenel quitte l’enceinte du Tribunal en ce lundi matin, après la lecture de l’acte d’accusation. Direction sa villa à Epalinges pour la reconstitution qu’elle redoutait tant. La police boucle le quartier. Les jurés arrivent en minibus. Les deux avocats dans le même taxi. Des chiens policiers surveillent le secteur.

Quand ils sortent de leur fourgon, les deux accusés sont menottés aux poignets et aux chevilles. Ils garderont leurs chaînes durant toute la reconstitution, qui s’est déroulée sous haute tension: P. et A. sont tenus à bonne distance l’un de l’autre. A. qui nie toujours les faits, se serait montré particulièrement agressif envers les personnes présentes. y compris envers Jeannie de Kaenel. Car cette dernière l’a reconnu formellement. Quand elle a entendu sa voix retentir à nouveau dans la maison, elle a eu un gros choc. «Ce n’est pas possible. Ce n’est pas moi. Vous vous trompez Madame», a-t-il lancé à la veuve.

P. s’est quant à lui montré totalement coopératif. Bien qu’entravé, il a mimé comment il avait porté Christian de Kaenel des bas des escaliers jusque dans la maison. Il a donné des détails très précis sur le déroulement du drame. Il a encore présenté ses excuses à Jeannie de Kaenel. «Ma cliente a tenu le coup, mais cela a été très très dur pour elle», explique Véronique Fontana, son avocate. La reconstitution a duré une heure et demie. A noter que personne n’a tenu le rôle de la victime. Au terme de son épreuve, Jeannie de Kaenel est restée chez elle. Seule.

C’est seule également qu’elle était arrivée lundi matin au Tribunal. «Il fait froid», a-t-elle simplement commenté sur les marches. Quand elle est entrée dans la salle, les deux accusés lui faisaient déjà face. «P. a changé de look. Je ne l’ai pas reconnu», a-t-elle confié. Et lorsque le président a lu l’acte d’accusation, qu’elle connaît pourtant par cœur, elle a craqué. Et pleuré. Son avocate lui a alors pris la main.

http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu-vaud-regions/reconstitution-haute-surveillance-2010-11-08

http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/suisse/news.php?idIndex=2&idContent=233117

Mis en cause dans un vol qui a entraîné la mort d’un retraité, les deux accusés divergent du tout au tout. L’un reconnaît les faits, l’autre nie.

Le procès des deux agresseurs d’Epalinges a commencé lundi. Malgré les éléments qui l’accablent, Besnik A. nie toujours être lié à la mort de Christian Von Kaennel. Le 29 décembre 2008, vers 6h, deux individus s’étaient introduits dans la villa du sexagénaire et de sa femme pour voler le contenu du coffre-fort. Les malfrats avaient roué le couple de coups, blessant Jean Veronica Von Kaennel et entraînant la mort de son époux. Le tout pour moins de 4000 fr. et une montre en or. Bien loin des quelque 30’000 fr. raflés par Christophe P. lors d’un précédent vol en 2006.

Ce Suisse, âgé aujourd’hui de 24 ans, était un ancien voisin du couple agressé. Au moment des faits, il vivait à Genève­ où il espérait débuter une carrière de mannequin, mais reconnaît qu’il était entretenu par une femme dont il était le gigolo. Il aurait proposé à Besnik A. de jouer les gros bras, car il avait pu mesurer l’agressivité du jeune Serbe quelques semaines plus tôt lors d’une bagarre dans un bar.

Inconnu

Agé de 29 ans, Besnik A. a une tout autre vision des faits. Il n’aurait jamais été présent sur les lieux du crime et ne connaîtrait pas Christophe P. Le témoignage de Teresa G., ancienne amie du Suisse, contredit pourtant cette version des faits. La jeune femme affirme que Besnik lui a présenté Christophe et que les garçons semblaient bien se connaître.

Querelle de couple

L’avocat du Serbe accuse le couple de mentir pour nuire à son client. Christophe étant jaloux d’une supposée relation antérieure entre Besnik et Teresa.

«Ça ne sert à rien de nier»
Besnik A. n’avait pas été formellement identifié par Mme Von Kaennel. En 2009, six personnes lui avaient été présentées devant un miroir sans tain. A la question de savoir si elle reconnaissait un de ses agresseurs, elle avait écarté cinq figurants. Elle avait en revanche longuement hésité face à Besnik A. Ses derniers doutes ont été levés hier lors de la reconstitution des faits. De retour au prétoire, elle a lancé au Serbe: «Ça ne sert à rien de nier.» Mais elle n’a pas reconnu, sur photo, la veste que son agresseur présumé portait cette nuit-là.

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Epalinges–un-meurtre–deux-versions-30244762

http://www.lematin.ch/actu/suisse/assassin-presume-epalinges-rien-voir-histoire-346152

Une réflexion sur “Les présumés meurtriers font face à la justice.

  1. On peut rêver de voir cette article un jour sur Fdesouche. Ils sont tellement persuader que les yougos sont leurs frères…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s