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33 coups de couteau devant les juges.

La justice genevoise s’est penchée vendredi sur la mort «barbare» d’une prostituée en 2008. L’accusé l’aurait poignardé à 33 reprises.

Le procès d’un Marocain de 45 ans s’est ouvert vendredi devant la Cour d’assises de Genève. L’homme est accusé d’avoir tué de façon «atroce et barbare» une prostituée d’origine marocaine en mai 2008 en la poignardant à 33 reprises avec un couteau de boucher.

Les faits se sont déroulés dans le studio de la victime, en plein quartier des Pâquis, à Genève. Selon l’acte d’accusation, le chauffeur de taxi marcocain a infligé 43 plaies perforantes à la jeune femme. Il l’a ensuite égorgée. Le couteau qu’il a utilisé était muni d’une lame cambrée de 25 centimètres.

Pour le Ministère public, l’accusé voulait se venger de sa victime, «mais sans motif sérieux». Il a tué avec une absence totale de scrupules en agissant de façon «atroce et barbare» avec la volonté de faire mal. Il a fait endurer à la jeune femme de 28 ans «des souffrances physiques particulières».

«Etat second»

La défense conteste la qualification d’assassinat. Au moment des faits, «notre client était dans un état second», ont indiqué les avocats du chauffeur de taxi Robert Assaël et Vincent Spira. L’accusé aurait été sous l’emprise de la cocaïne et ne se serait pas rendu chez la victime dans l’intention de la tuer.

Le Marocain, après avoir égorgé la prostituée, «a procédé à la fouille complète du studio» et a dérobé l’argent, les bijoux et les téléphones portables qui s’y trouvaient, précise l’acte d’accusation. Le procès dure plusieurs jours. Le verdict est attendu pour mercredi.

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Un-meurtre–atroce-et-barbare–juge-29522541

Le meurtrier d’une prostituée de 26 ans comparait depuis vendredi devant la Cour d’Assises.

Deux ténors du barreau défendent Z. Mes Robert Assaël et Vincent Spira ont du pain sur la planche car leur client, un Marocain de 46 ans aujourd’hui, est inculpé d’assassinat. Le 27 mai 2008, ce chauffeur de taxi cocaïnomane pénètre dans l’appartement pâquisard de M. une prostituée qu’il fréquente depuis un certain temps.

«Je voulais la faire souffrir», avouera plus tard l’homme à la police. Installé sur le banc des accusés, le quadragénaire semble assez détendu. Grand par la taille, une paire de lunette chaussée par un imposant nez, il porte un costume noir sur chemise blanche. Il est resté muet durant les auditions des inspecteurs qui ont détaillé devant la Cour leur enquête sur les faits.

Poignardée à trente-trois reprises.

Les policiers ont expliqué que le cadavre de cette femme de 26 ans a été transpercé de trente-trois coups de couteau de boucher dont la lame cambrée et étroite atteint 25cm. Sans compter les autres plaies plus ou moins superficielles. Tous les faisceaux de preuves ont rapidement conduit vers Z. qui a été interpellé deux semaines après les faits. Au début, le suspect a inventé une théorie, vite balayée par les éléments de l’enquête en cours. Il avouera finalement le meurtre sordide commis sur cette femme «qu’il aimait passionnément»…

La plaie n°11.

Questionné par Me Lorella Bertani, avocate de la famille de la victime, le médecin légiste a affirmé avoir comptabilisé 52 plaies au total. Mais la plaie numéro 11 est particulière. Il s’agit de l’égorgement de M. avec le sectionnement de la carotide et de la jugulaire. «La perte de sang qui s’en suit est importante et la personne décède dans les minutes qui suivent, a indiqué le docteur. La tête était quasiment détachée du tronc, retenue encore par la colonne vertébrale».

Il n’empêche, le meurtrier présumé a continué de transpercer le corps de la jeune femme. L’expert psychiatre parlera de «déchainement de violence et d’acharnement».

«Je pense qu’il a égorgé cette femme comme un mouton, par réflexe».

L’ex-épouse de Z. est venue de Suisse alémanique apporter son témoignage. On remarque immédiatement que Z. arbore toujours son alliance. Alors que sa femme a, elle, décidé de tourner la page et d’éloigner leurs deux enfants d’un père criminel. «Je suis retournée dans l’immeuble de cette femme égorgée et j’ai pleuré, lâche-t-elle dans un sanglot. Car ça aurait pu être moi… Mais j’étais la mère de ses enfants.» Elle parle d’un époux à l’humeur changeante, violent, menaçant, qu’elle a quitté un certain temps avant de le reprendre. «Trois jours avant le meurtre, il m’a téléphoné en me demandant pardon pour tout ce qu’il m’avait fait. J’ai accepté ses excuses».

Avant de quitter la salle, la femme se tourne vers son ex. «Tu m’as saboté la vie. C’est ton procès, prends cela comme une leçon. C’est du réel». Elle transmettra tout de même un cadeau à l’homme qui lui montre alors immédiatement l’alliance restée à son annulaire. «Je ne pourrai pas te rendre visite, rétorque-t-elle, j’ai pas la force.» Elle lui remet le paquet qui contient des photos, une lettre et un livre d’allemand. Un cadeau de son fils aîné…

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/33-coups-de-couteau-devant-les-juges-10084209

http://www.lematin.ch/actu/suisse/egorgeur-aimait-victime-357317

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