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Victime d’un vol à l’astuce.

Le père de Sabrina, vice-Miss Suisse, a été délesté de 700 francs par un Nord-Africain. La police avoue son impuissance.

L’aventure a laissé Eric, le père de Sabrina Guilloud, vice-Miss Suisse, perplexe. L’entrepreneur, à la tête d’une société spécialisée dans la désinfection des bâtiments, a été victime d’un vol à l’astuce gratiné, qui s’est déroulé récemment près du Théâtre du Léman, à Genève. «Un jeune homme avec un accent nord-africain m’a d’abord demandé «une clope», ensuite s’il pouvait me faire une démonstration de foot façon Zinédine Zidane.» Le «footballeur» va alors effectuer un dribble imaginaire sans ballon tout en se collant à sa victime.

«Il a fait preuve d’une incroyable dextérité»
Mais une fois l’énergumène parti, Eric Guilloud se rend compte que la poche revolver de ses jeans avait été vidée. Elle contenait plus de 700 francs en billets.

«Je sortais du théâtre pour prendre mon vélo, qui était dans une ruelle adjacente à l’Hôtel Kempinski. Il était 19 h, la nuit était déjà tombée. Le voleur s’est approché de moi, s’est retourné, il m’a pris par l’épaule: je n’ai rien remarqué. Il a fait preuve d’une incroyable dextérité. Il «travaillait» seul.»

Le malfrat, petit de taille, une fois son forfait commis, lance encore: «Bon, alors salut!» avant de s’éloigner. Quand l’entrepreneur genevois qui mesure 1,89 m se rend compte de la disparition des billets, il tente de saisir le malandrin. «Il était à moins de cinq mètres. Si je l’avais attrapé, je n’en aurais fait qu’une bouchée. Mais il a détalé à une vitesse extraordinaire: je n’ai pas pu le suivre.»

Pour Eric Guilloud, le plus consternant est à venir. Quand le père de la fée de la Loterie Romande se rend au poste de police de Carouge, un agent lui présente «un classeur fédéral qui débordait et qui contenait 150 photos. Mon voleur ne figurait pas dans le tas. C’est dire qu’il y en a beaucoup plus en activité.»

Le policier va encore décourager le Genevois de porter plainte. «Même si on les attrape, commente le représentant des forces de l’ordre, ils vont passer un jour, peut-être deux au maximum, à la prison de Champ-Dollon, avant d’être relâchés et de recommencer de plus belle.» Eric Guilloud s’interroge: «Si on dépasse la vitesse autorisée sur l’autoroute, on est traité comme un criminel. D’un autre côté, des bandes entières de voleurs peuvent agir en toute impunité sans que cela gène personne.»

C’est vrai, le blues du gendarme existe bel et bien. «Des vols à l’astuce, il y en a des dizaines par jour à Genève. La plupart des victimes ne portent plus plainte», confirme Christian Antonietti, président de l’Union du personnel du corps de police (UPCP). Les prisons sont pleines, la justice libère trop vite les malfrats. «Il est même arrivé des cas où le voleur a été relâché avant que le policier ait fini son rapport, souligne le syndicaliste. Cette situation qui dure depuis des années est difficilement supportable pour le policier qui veut faire correctement son travail. Quand je suis sur le terrain, je suis parfois fou de rage.»

Autre conséquence de cet état de fait: «Nous devons nous méfier de tout le monde et je le regrette, explique Eric Guilloud. Nous ne pouvons plus laisser personne nous approcher de trop près.»

http://www.lematin.ch/actu/suisse/victime-vol-astuce-362496

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