Immigration/Politique/Société

Roms chassés de « chez eux » à coup de pelleteuse

Accompagnée d’une poignée de policiers, une machine de chantier a détruit les abris de fortune de Roms installés dans d’anciens cabanons de jardin.

Ambiance lourde, hier vers midi, dans les anciens jardins familiaux des Prés-de-Vidy, à Lausanne. Quelques heures auparavant, une pelleteuse avait détruit plusieurs cabanons, dans ce secteur quasi-abandonné de la ville. But de la manœuvre, déloger les familles roms installées depuis environs deux semaines dans cet ancien bout de paradis de la capitale olympique, où doit pousser dans quelques années un futur stade de foot «à l’anglaise».

Pourquoi les chasser d’ici?

«On les a chassé des parkings en ville, puis des parcs publics, maintenant on les chasse aussi ici», déplore une dame de l’association lausannoise Opre Rrom, qui défend les Roms en ville de Lausanne. «A supposer que le but des autorités est qu’on ne les voie pas dans la rue, pourquoi venir les déloger d’ici», demande un autre militant. Un mendiant bien connu des Lausannois pour son humour se met à danser sur le toit d’une maison dévastée, saluant ironiquement l’action des autorités d’un pouce levé en l’air: «Mets ces images dans le journal, surtout», dit-il, toujours souriant malgré l’absence de toit où dormir la nuit prochaine. Pendant ce temps, un vieillard moustachu, l’air épuisé, observe le paysage gris entourant les ruines de la maison qu’il occupait encore la veille.

«Nous avions écris une lettre au Municipal de la Police pour lui demander de tolérer provisoirement la présence des Roms ici, voici sa réponse», soupire une membre d’Opre Rrom, venue constater les dégâts auprès de ses camarades.

Une décision prise de longue date

Interrogé hier par «20 minutes», le municipal POP de la police, Marc Vuilleumier jure avoir pris la décision de faire raser les cabanons de longue date: «Des fouilles archéologiques doivent débuter sur place en août», explique-t-il. Il précise que certaines cahutes n’ont pas été touchés car un collectif les occupant à la manière d’un squat a passé un accord avec la Ville. «Comme ils s’entendent bien avec les mendiants, les membres du collectif les accueilleront sans doute pour la nuit.»

Un risque de formation de «village Rom»

Le municipal lausannois, sur place lors de l’intervention de la pelleteuse, lâche néanmoins que la destruction de cabanons vise aussi à empêcher la formation d’un «camp de Roms», comme cela a déjà pu se passer en France. «Le message est le suivant: à Lausanne, la mendicité est tolérée, mais nous ne voulons pas de petits villages Roms. Or il y avait dans ce secteur le risque qu’un tel regroupement se passe. Un habitant l’a d’ailleurs lui-même confirmé.»

www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Roms-chasses-de-chez-eux-a-coup-de-pelleteuse-11985085

4 réflexions sur “Roms chassés de « chez eux » à coup de pelleteuse

  1. Excellent initiative des édiles lausannoises.

    Dommage que la gendarmerie cantonale ne chasse pas les gitans français squattant l’aire de repos de Rennaz avec de féroces pitbulls.

    Après avoir détruit une salle d’audience du tribunal de Saint-Maurice l’an dernier cette racaille est étroitement surveillée par la gendarmerie valaisanne dans le but de ne pas les laisser s’installer dans le canton.

  2. Voici les références concernant les 30 gitans qui envahirent le tribunal de Saint Maurice et qui n’hésitèrent pas à frapper violemment la greffière.

    http://archives.lematin.ch/LM/LMS/-/article-2001-05-110779/la-premi-incartade-a-eu-lieu-vendredi-dernier

    http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/2008/01/28/gitans-font-irruption-pression-tribunal

    Qu’ils soient roms ou gitans français on en a marre de ces gens menteurs et voleurs de naissance.

  3. Encore un portugais violeur et dire qu’il y a des Suisses de souche qui soutiennent cette racaille :

    http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/violeur-gagnant-quatorze-ans-cavale-2011-07-27

    Violeur gagnant après quatorze ans de cavale
    PROCES | Condamné par défaut à deux ans ferme en 1997, interpellé récemment en France où il vivait, l’auteur de deux agressions sexuelles n’ira pas en prison

    Georges-Marie Bécherraz | 27.07.2011 | 18:25
    «Il avait lâchement choisi de quitter la Suisse plutôt que d’affronter ses victimes en justice», souligne Patrica Cornaz, présidente de la Cour correctionnelle. Si la condamnation reste sans nuance sur le plan moral, il n’en va pas de même au plan pénal. De fait, il s’en est fallu de peu pour que cet homme ne paie jamais sa dette à la société et à ses victimes.
    Les faits remontent à mai et juillet 2006. C’est l’ouverture de la procédure d’extradition en mars dernier qui a interrompu le délai de prescription. Entrepreneur indépendant, le violeur menait une existence tranquille outre-Jura avec femme et enfants lorsqu’il a été interpellé. Il a alors demandé et obtenu un nouveau procès. Celui-ci s’est ouvert mardi à Nyon. Un procès qui ne s’est pas attardé sur les actes commis et admis par le prévenu, mais qui a permis de constater combien l’une de ses deux victimes, violée alors qu’elle avait été prise en stop, est encore lourdement marquée par ce qu’elle a vécu. Trois mois plus tard, sa seconde victime, abordée elle aussi en voiture, était parvenue à se libérer avant qu’il n’abuse d’elle, non sans être blessée.
    Le tribunal de Nyon a infligé hier dix-huit mois avec sursis pour viol et contrainte sexuelle commis en 1996 à ce « P o r t u g a i s de 36 ans » qui avait disparu dans la nature à la veille de son procès en 1997. S’il se tient à carreau pendant ses trois ans de sursis, il n’ira donc jamais en prison. Après quatorze ans de cavale, il sort donc gagnant de cette triste histoire car pour les mêmes faits, les premiers juges avaient estimé que deux ans ferme étaient amplement mérités.
    La clémence dont a fait preuve hier le tribunal de Nyon résulte d’une stricte application de la loi. C’est ainsi que les juges ont tenu compte du temps écoulé, de la prise de conscience de l’intéressé, de ses regrets et excuses exprimés, ainsi que de son respect depuis près de quinze ans des valeurs de la famille et du travail. En l’absence de toute récidive et de pronostic défavorable, seule une peine assortie du sursis pouvait lui être infligée.

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