Asile/Insécurité/Société/Violence

«Il me serrait le bras et je ne pouvais plus bouger»

Gland | Il y a deux semaines, un Guinéen ivre s’en est pris à plusieurs jeunes filles. Depuis, il a été évacué de l’abri PCi

Lucia* a été entravée et a subi des attouchements alors qu’il faisait encore jour, en plein centre de Gland, par un requérant d’asile d’origine guinéenne sous l’emprise de l’alcool.

Les faits remontent à deux semaines, mais Lucia*, 16 ans, en est encore toute troublée et sa maman, Juliana*, toute remontée. Le samedi 10 septembre touchait à sa fin. A 19 h 30, Lucia est partie promener le chien de la famille au centre de Gland. Arrivée près du tea-room Rapp, elle voit un groupe de jeunes filles qui s’enfuient après avoir été importunées par un individu, noir de peau. Elle ne s’en méfie pas assez et poursuit son chemin.

«Arrivée à la hauteur de ce type, il m’a coincée, m’empêchant de partir, raconte Lucia. Il semblait ivre et répétait sans arrêt: «J’suis Brésilien.» Il m’a mis la main aux fesses.» En tentant de le repousser, Lucia s’est vue entravée. «Il me serrait le bras, je ne pouvais plus bouger. Il a alors glissé son autre main vers mon entrejambe. J’étais tétanisée.»

La famille à la rescousse

Elle a néanmoins pu se saisir de son natel et appeler sa famille au secours. Son frère a déboulé en trombe depuis leur domicile situé à moins de 500 m. Le requérant, d’origine guinéenne, s’est éloigné vers la gare, suivi par le frère et la maman. «Il nous disait: «Je m’en fous, j’ai rien fait.» On a appelé la police», raconte Juliana. Les gendarmes ont interpellé le requérant et tout le monde est parti vers le Centre régional de Bursins pour porter plainte.

«Cet individu était sous l’influence de l’alcool», indique Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale. L’éthylomètre indiquait plus de 2 pour mille. Le Guinéen est donc resté la nuit dans les locaux de la police. Interrogé le lendemain, il a reconnu les faits. Lors de cette audition, on a aussi appris qu’il avait importuné d’autres jeunes filles avant de s’en prendre à Lucia. Puis il a été relâché dimanche après-midi.

Cela a particulièrement choqué la famille. «Les inspecteurs nous ont dit qu’il s’agissait d’un récidiviste et on le laisse libre», s’insurge Juliana. A la police, on confirme que ce requérant avait par le passé commis des délits mineurs, vols à l’étalage, infractions à la loi sur les stupéfiants et des histoires de mœurs, «essentiellement des propos obscènes et des menaces», précise Jean-Christophe Sauterel, qui ajoute que les actes commis à Gland sont considérés comme une contravention contre l’intégrité sexuelle. «Le procureur a été avisé, mais la loi ne prévoit pas d’internement pour ce genre d’infractions.» L’explication ne satisfait guère Juliana. «Ma fille a recroisé cet individu par hasard, à Lausanne. C’est inquiétant.»

L’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (Evam) n’est pas resté sans réaction. «Dès le lundi matin, nous l’avons assigné dans une autre structure d’accueil», indique la porte-parole Emmanuelle Marendaz-Colle, qui ne tient pas à préciser laquelle. «D’autant plus qu’il ne s’y est pas présenté et qu’on a perdu sa trace.» Elle ajoute que son institution ne peut pas sélectionner les réfugiés sans reproche et les autres. «On mettrait ainsi tous les «pires» dans une seule commune? Ce n’est pas pensable.» Les abris PCi accueillent prioritairement des requérants déboutés, au bénéfice de l’aide d’urgence.

Initiatrice de la pétition qui a réuni 1282 signatures contre l’hébergement de requérants sous l’école, Martine Pont s’insurge contre le manque de transparence des autorités. «Je suis consciente qu’il s’agit d’une dérive individuelle, mais il ne faut pas minimiser. Quand il y a un braquage à la poste de Gland, on le sait en quelques heures, alors que là on cherche à nous cacher cet incident. Ce n’est pas correct pour la population.»

* Prénoms d’emprunt

www.tdg.ch/serrait-bras-ne-pouvais-bouger-2011-09-24

2 réflexions sur “«Il me serrait le bras et je ne pouvais plus bouger»

  1. J’aimerais bien savoir en quoi un Guinéen peut réclamer l’asile en Suisse. Qu’on le renvoie à coups de pieds au c** dans sa brousse.
    On a déjà trop donné pour les africains, il serait temps qu’ils se retroussent les manches au lieu de compter sur les blancs.

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