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Le Facebook des polices dérape

Balancés sur le réseau social, les communiqués des polices romandes suscitent des commentaires parfois douteux des internautes.

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Apaiser les peurs de la population. Tel était le but d’un communiqué de la police neuchâteloise, publié sur sa page Facebook, au sujet d’une tentative de cambriolage commise par deux requérants d’asile, l’un Algérien et l’autre Marocain. Seulement voilà, les détails sur les deux auteurs ont provoqué une vague de commentaires, parfois acerbes, violents et racistes.

L’Express reprenait récemment dans ses colonnes quelques-uns des plus édifiants: «Y fallait tirer, pas interpeller… A l’heure qu’il est, ils sont certainement déjà en train de recommencer ailleurs. Des gens comme ça, c’est une balle dans la tête.» Des commentaires que l’officier de presse, chargé du site, a de suite retirés. «C’est vraiment rare qu’on ait dû le faire, là on en a supprimé une douzaine. On a été surpris par la viralité (ndlr: propagation rapide comme un virus) de l’information, ça a été vu par plus de 8500 personnes», constate Pierre-Louis Rochaix, responsable presse de la police neuchâteloise.

Mais alors est-il utile de tout publier sur Facebook? Pour Jean-Marie Bornet, chef prévention et information de la police valaisanne, «il est clair que non, on trie l’info. On ne signale pas systématiquement les accidents, on privilégie les nouvelles positives ou préventives. On ne publie rien tant qu’une enquête n’est pas résolue ou que la famille d’une victime, par exemple, n’a pas été informée.» Et, contre les dérapages, la police valaisanne s’est armée de filtres qui interdisent certains termes. «On a le filtre «connard» par exemple, dès qu’il y est inscrit, le message est bloqué et nécessite notre validation», explique Jean-Marie Bornet.

Appels à témoins et disparition

Si l’expérience Facebook valaisanne a prouvé son utilité lors d’une disparition et d’appels à témoins, l’outil est à double tranchant. Alors que le canton de Genève réfléchit à un projet ciblé sur le recrutement ou les conseils aux usagers de la route, la police vaudoise balance tous ses communiqués. «Pour l’instant, c’est encore en construction, on veut surtout toucher un public jeune», explique Pierre-Olivier Gaudard, responsable presse de la police vaudoise. Même lors d’un homicide, les internautes sont informés et les proches de la victime se mettent parfois à commenter.

Des informations qui n’ont pas encore porté préjudice à une enquête ni ne l’ont résolue. «Quand des gens nous contactent pour un témoignage, on a encore de la peine à savoir par quel canal ils ont eu l’info. Si Facebook a eu un impact», continue-t-il. Ce qui est sûr, c’est que les agents devront faire la police, sur Facebook aussi.

http://www.lematin.ch/suisse/facebook-polices-derape/story/19161623

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2 réflexions sur “Le Facebook des polices dérape

  1. Le souk qu’est devenu ce pays depuis l’entrée en vigueur des accords de Shengen explique largement la montée du racisme et de la xénophobie en particulier envers les maghrébins, les africains et les gens de l’Est. C’est une réaction normale aux innombrables agressions, vols mais aussi le manque de logement et des immigrés toujours plus nombreux et… logés, à Genève des sans papiers ont révélés que la Ville de Genève leur avait promis un logement ! Et nous on peut crever. Nous subissons depuis trop longtemps. Tout cela était annoncé, prévisible. Comment voulez vous vivre normalement sous cet avalanche de parasites en tout genre. Il n’est pas normal que plus de la moitié des logements sociaux soient occupés par des étrangers. Il est temps d’inverser les flux migratoires, avant que nous ne devenions vraiment très méchant.

  2. En ce qui concerne nos comportements envers les autorités il est facile de jeter l’anathème sur la gauche alors que la droite pure et dure a fait de même en Suisse allemande en recherchant des masses de turcs avec leurs épouses et marmailles pour remplir leurs fabriques de textiles aujourd’hui délocalisée en Asie et la Suisse se retrouve avec des chômeurs sans formation.
    La gauche et les syndicats espéraient regarnir leurs troupes et la droite traditionnelle ne pensait qu’au profit immédiat.
    Le dramaturge suisse Friedrich Dürrenmatt l’avait fort bien signalé il y a quelques décennies.

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