Actualité/Insécurité/Sécurité

Des « malandrins » de l’est dépouillent une octogénaire

Agression

Une octogénaire lausannoise qui vient de subir une grave opération a été harcelée puis dévalisée par une bande de jeunes originaires d’un pays de l’Est.

octogénaire Lausanne femme vieille

Un immeuble du quartier de Florimont, à Lausanne, est sous le choc. Ursula, 83 ans, qui force l’admiration des autres habitants du locatif par son courage à sortir par tous les temps malgré la maladie, a été dévalisée d’une façon répugnante. «Je rentrais de chez le médecin mercredi à 17 h 15. Je venais de composer le code d’entrée de la porte de l’immeuble. Elle est assez lourde d’habitude. Mais cette fois je l’ai sentie très légère.» Normal: derrière Ursula, trois individus dans la vingtaine, dont deux femmes, aident celle qui vient de subir l’opération d’une tumeur et la pose d’un pacemaker à franchir le seuil.

Ils la suivent dans l’ascenseur

«Ils étaient tout le temps autour de moi. Ils m’ont suivie dans l’ascenseur. L’un d’eux disait: «Tri, tri», en faisant croire qu’il voulait monter au troisième. L’une des femmes m’a alors fait comprendre qu’elle cherchait un docteur.» Mais, dans l’immeuble, Ursula sait bien qu’il n’y a pas de médecin. Elle se tient sur ses gardes, refuse de quitter la cabine à son étage et redescend au rez-de-chaussée avec le trio. «Je leur ai dit, ça suffit. Sortez maintenant!» Quand les trois malandrins ont enfin disparu, elle se rend compte que son sac contenant son porte-monnaie a pris le même chemin.

«Il y avait une loupe dans mon sac, une lampe de poche et 80 francs dans mon porte-monnaie, mais aussi la carte qui accompagne mon pacemaker, celle de mon assurance et une de mon médecin. Heureusement que je n’ai pas laissé entrer ces voyous chez moi.»

Ce n’est pas tout, jeudi, deux autres personnages suspects rôdaient de nouveau autour de l’immeuble. «J’ai appelé la police», signale une locataire. «Mais, avant de fuir, ils ont encore réussi à me voler de la marchandise», ajoute l’épicier de Florimont.

Actifs depuis six mois

Ces événements n’étonnent guère Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police lausannoise. «Des bandes originaires des pays de l’Est utilisant le même mode opératoire sévissent de cette façon à Lausanne depuis six mois: ils choisissent toujours des personnes âgées et les suivent avant de les détrousser.» Selon le porte-parole, la police arrête environ une centaine de voleurs à la tire par année à Lausanne. Mais, visiblement, cela ne suffit pas. «Nous conseillons de toujours porter son sac bien fermé en bandoulière, le porte-monnaie à l’intérieur.» Et, si ces précautions n’ont pas empêché le vol, il faut appeler la police le plus vite possible et lui indiquer la direction prise par les malandrins.

www.lematin.ch/faits-divers/ursula-83-ans-odieusement-volee/story/26112862

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