Economie/Europe/Immigration

« Le scepticisme face à l’immigration a augmenté »

Le soutien de la population suisse à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne s’effrite. Les employeurs et les syndicats soutiennent les nouvelles mesures prises contre le dumping. Mais ils sont divisés sur la question des salaires minimaux.

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Un marché du travail très concurrentiel, des trains bondés, des routes surchargées, un manque de logements à prix abordables, une croissance démographique à 8 millions d’habitants: toujours plus de Suisses font un lien entre cette évolution et les citoyens de l’Union européenne (UE) qui viennent chercher du travail en Suisse.

Scepticisme en hausse

«Le scepticisme face à l’immigration a augmenté et il y a une certaine érosion dans l’acceptation de la libre circulation des personnes», admet Thomas Daum, directeur de l’Union patronale suisse. «La population ne juge pas seulement rationnellement, ajoute-t-il. Il y a aussi beaucoup d’émotions en jeu et elles doivent être prises au sérieux.»

Deux initiatives populaires demandant à limiter l’immigration et s’opposant à l’élargissement de la libre circulation des personnes à la Croatie ont été lancées. Si les Suisses acceptaient de fermer les frontières, Bruxelles ne résilierait pas seulement les accords sur la libre circulation des personnes, mais l’ensemble des accords bilatéraux passés avec la Suisse.

Pour «calmer les esprits», le gouvernement a récemment décidé d’étendre la clause de sauvegarde à tous les pays de l’UE. L’efficacité de cette mesure pour restreindre l’immigration est toutefois réduite. Sa validité est également limitée à une année. A partir de juin 2014, la libre circulation des personnes sera pleine et entière.

Pour le Seco également, l’évolution et la répartition salariale entre 2002 et 2010 en Suisse sont «relativement équilibrées et, sur la durée, étonnamment stables.» George Sheldon rappelle que la Suisse «n’est pas un pays d’immigration classique comme les Etats-Unis et le Canada, où le marché du travail doit absorber les nouveaux arrivants, ce qui fait pression sur les salaires. En Suisse, les travailleurs étrangers ne viennent pas être sans être sollicités, car les employeurs ne trouvent pas d’employés suisses. C’est pourquoi ils n’entrent pas en concurrence avec les travailleurs suisses.»

www.swissinfo.ch

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