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Requérants d’asile criminels : l’heure est-elle à l’action déterminée?

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Les « Verts » quittent leur vertes prairies pour critiquer « le risque d’une banalisation du soupçon envers les requérants d’asile », cela à la suite de l’annonce que la Suisse aura accès aux données européennes Eurodac, données qui comprennent les empreintes digitales des requérants entrés illégalement en Europe. Les Verts soupçonnent en effet toujours ceux qui veulent agir contre la criminalité ! A nous de soupçonner ces prétendus écologistes, de même que la gauche en général par ailleurs, d’être coresponsables de l’aggravation de la situation de l’asile, de l’environnement urbain et social, et du climat politique plus général. Et à nous aussi d’en tirer les conséquences, par exemple lors des élections.

 Pendant que la gauche et les Verts continuent à minimiser la criminalité parmi les requérants d’asile, voire à ridiculiser le terme de « requérant récalcitrant », du coté de certaines autorités on semble vouloir agir de manière plus déterminée et viser une plus grande efficacité.

Un exemple de ces moqueries, évidemment d’une grande irresponsabilité et ne pouvant que produire effets contraires et révolte dans la population, qui vit au contact de ces trafiquants, abuseurs et autres criminels :

« Un requérant surpris en train de boire une canette de bière dans le dortoir sera-t-il considéré comme un récalcitrant ? » (Le MatinDimanche, 31 mars 2013).

 On peut rappeler ici que les « Verts », toujours prompts à voir de la xénophobie dans la moindre mesure visant à n’accorder l’asile qu’à ceux qui en ont vraiment besoin et obtenir ainsi aussi l’aval de la population, vont sans doute continuer à lutter contre des mesures devenues indispensables et urgentes, cela d’autant plus que l’on nous assure déjà, même à droite, que le candidat écologiste genevois à l’élection du Conseil d’Etat cet automne est sûr d’être élu ! Les électeurs ont encore le temps de relire toutes les propositions des Verts dont la plupart ne se distinguent guère de celles de la gauche et de l’extrême gauche.

Cela fait longtemps que sur notre site nous avons tenté de montrer la nécessité de lier l’aide au développement à la reprise par les pays bénéficiaires des requérants déboutés (un bel euphémisme), parmi d’autres mesures et dont on peut attendre une réelle efficacité. On ne peut continuer à accepter que des requérants se contentent de jeter leurs papiers, de taire leur origine et de na pas vouloir répondre aux questions, afin de pouvoir continuer à se livrer à leurs activités criminelles sous le label de requérant d’asile.

Il est important de rappeler quelques chiffres comme le font certaines de nos autorités cantonales enfin décidées à prendre les faux réfugiés par les cornes (oui on a le droit d’utiliser le terme de faux réfugiés comme le font aussi les requérants qui méritent l’asile dans les centres d’accueil, empoisonnés qu’ils sont par le climat ainsi créé par les fraudeurs et dont les activités criminelles ternissent même leur  image à eux et celle de ce précieux statut de réfugié).

Les médias ont eux aussi mis beaucoup de temps à parler de ces réalités de la criminalité liée à l’asile, en prétendant que cela aurait entraîné rejet et xénophobie, alors que c’est le fait de les taire qui  provoque ces derniers.

Ainsi a-t-on eu la récente audace de signaler que cinq « requérants d’asile » ont été arrêtés par la police pour avoir « cassé un centre d’accueil » (20Minutes 18 mai 2013). Et la police de préciser que ce centre a subi des dommages tels qu’il est actuellement inopérable. Tel écologiste ou militant de gauche viendra-t-il ici aussi ironiser en demandant si de tels individus méritent vraiment l’appellation de récalcitrants, comme ils le font couramment ?

Le Conseiller d’Etat Philippe Leuba, pour le canton de Vaud, nous rappelle « qu’à fin mars 2013, 7655 requérants déboutés devraient être renvoyés.  Sûrement une quantité négligeable pour d’aucuns ? Parmi eux, 42 %, soit 3242 personnes, se trouvent dans une situation où le renvoi est impossible » ( 20Minutes, 19 mai 2013). On pourrait aussi nous rappeler le coût ahurissant des expulsions par vols spéciaux et qui révoltent une nouvelle fois les gens dans la gêne, et bien d’autres.

 Le Conseiller d’Etat Pierre Maudet et ses services, pour le canton de Genève, estiment que sur les 5000 requérants hébergés dans le canton, 250 posent problème, et de préciser  qu’il s’agit de personnes qui consomment de l’alcool, de la drogue, provoquent des bagarres et qui nécessitent régulièrement l’intervention de la police » ( Le MatinDimanche, 31 mars 2013 ). Nous dira-t-on ici aussi du côté des soupçonneux de gauche et écolos que ce n’est une nouvelle fois que quantité négligeable, alors même que ces individus empoissonnent quotidiennement la vie diurne et surtout nocturne de villes entières et contribuent à ternir gravement l’image de cette dernière ;  un changement d’image dont les conséquences sont déjà bien réelles et les dommages causés inquiétants. La prise de conscience de l’ampleur de ces dégâts d’image n’en est qu’à ses débuts.

On rétorquera que les criminels ne se trouvent pas que chez certains requérants d’asile. Vrai, mais on ne peut pas toujours parler de tout à la fois et on ne peut guère nous reprocher de chercher à cacher les différentes facettes de la réalité criminelle ou de l’expliquer par l’excuse sociale, tant prisée à gauche.

Certaines autorités responsables nous disent d’ailleurs clairement que la révision de la loi sur l’asile contestée par le référendum sur lequel le peuple suisse votera le 9 juin 2013 ne suffit pas et qu’il faudra encore aller plus loin car cette proposition de loi n’agira que sur l’un des maillons de la chaîne. Ces « durcissements », en fait la simple décision de contrer la volonté d’utiliser la voie de l’asile pour se livrer à la criminalité, s’ils sont appliqués, contribueront donc à la fois à rendre plus positive l’image du réfugié et commenceront à enrayer cette criminalité autant inacceptable que dangereuse pour le climat social et politique général.

 Est-il alors acceptable que ces politiques Verts et de gauche toujours « soupçonneux » envers  leurs collègues qui veulent agir soient certains d’être élus ou réélus et que cette certitude court jusque dans les partis de droite? Se rend-on sans combattre et sans désigner clairement les adversaires ?

C’est, nous semble-t-il, une vraie question. Et si les électeurs se la posaient aussi avant de voter? A Genève, par exemple, ils ont encore plusieurs mois devant eux.

Par Uli Windisch

http://www.lesobservateurs.ch/2013/05/22/asile/

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