Actualité/Violence

Trois braqueurs arrogants devant le Tribunal

Un Italien de 45 ans et deux jeunes Balkaniques sont poursuivis depuis mardi par le Tribunal correctionnel. Ils sont accusés d’avoir braqué une station-service à Prilly et une banque Raiffeisen à Payerne en 2012

braquage Genève pistolet braqueur

Gantés et casqués, ils descendent d’un scooter volé, font irruption dans un établissement, brandissent un pistolet et s’emparent du butin. Ce mode opératoire est utilisé dans une station-service à Malley, Prilly (VD) en février 2012, vers minuit. Le butin est de 800 fr. Un peu plus de quatre mois plus tard, le même scénario se répète dans une banque Raiffeisen à Payerne. Cette fois-là, les malfrats agissent en plein après-midi. Devant deux employés sous le choc et des clients apeurés et obligés de se mettre à genoux. Les bandits emportent 36’000 francs.

Le chauffeur, troisième larron

Trois hommes accusés d’avoir participé à ces brigandages sont poursuivis depuis mardi par le Tribunal correctionnel du Nord Vaudois. Dans le premier cas, selon l’acte d’accusation du procureur, un pizzaiolo italien de 45 ans et un Kosovar de 25 ans sont les auteurs des faits. Dans le second, l’Italien et un Albanais de 24 ans sont poursuivis pour avoir braqué la banque alors que le peintre en bâtiment kosovar est fortement soupçonné d’avoir servi de chauffeur, une fois que les malfrats se sont débarrassés du scooter. Son ADN a été trouvé sur deux moyens de locomotion utilisés lors des délits commis à Malley-Lausanne et à Payerne. Particulièrement arrogant, il nie tout en tapant les mains sur la table et en ricanant avec mépris quand il est interrogé par le Tribunal. Son attitude a poussé plus d’une fois le président et le procureur hors de leurs gonds.

«L’Italie a assez payé à la Suisse»
Présents au Tribunal, les deux jeunes employés de la banque Raiffeisen ont fait part du traumatisme subi lors de l’attaque. Tous les deux ont changé d’orientation professionnelle par peur de revivre le cauchemar de Payerne. 
Imperturbable, chaque membre du trio refuse de verser des conclusions civiles. «En Suisse, on ne fait que payer«, a déclaré l’Italien. Il a poursuivi ensuite qu’il ne voulait pas verser de l’argent aux deux jeunes de la Raiffeisen. «L’Italie a déjà assez payé en Suisse. Je ne donnerai rien», a-t-il commenté. «Si j’avais de l’argent, je n’aurais pas braqué une banque», a argué l’Albanais. Quant au Kosovar, il a envoyé un niet résolu à toute forme de dédommagement. Le procès se poursuit au moins jusqu’à mercredi.

www.20min.ch

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