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Des requérants noirs enlèvent un chien et menacent sa maîtresse

Un bichon maltais a été kidnappé, en août, en échange d’une rançon. Sa propriétaire a alerté la police, les voleurs arrêtés et le chien sauvé.

jlaurent@lacote.ch

Chien séquestré contre rançon. L’histoire paraîtrait rocambolesque, presque cocasse, si elle n’impliquait pas, après l’échec de la transaction financière, des menaces de la part du ravisseur à l’encontre de la propriétaire du chien.

Les faits remontent au soir du 21 août. Manuela, à la quarantaine dynamique, promène comme de coutume « Speedy », son bichon maltais, autour du terrain de football des Perrerets. Le petit chien de 7 ans gambade allègrement. Puis, soudain, disparaît. Le temps passe, le bichon maltais ne pointe toujours pas le bout de son museau. Sa propriétaire le cherche jusqu’à 23 heures, puis de guerre lasse, rentre se coucher, laissant au chien la possibilité de rentrer dans l’appartement. Tôt le matin, toujours pas de bichon. Manuela alerte la gendarmerie, téléphone à maintes reprises, mais reste sans nouvelles.

Pris en flagrant délit

Puis, à 13h09 précises, son portable sonne, le correspondant raccroche aussitôt. Persuadée qu’il s’agit de la personne qui a retrouvé son chien, la Glandoise rappelle. « Bonjour Madame, j’ai trouvé ton chien à Lausanne, il faut venir le chercher tout de suite à l’entrée du métro, à Ouchy, mais il faut venir avec quelque chose » , lui dit son correspondant, dans un français approximatif. Un collègue de Manuela entend la conversation, s’empare du téléphone et discute avec le ravisseur présumé. « Ton chien, tu te l’es fait braquer, ils veulent une rançon » , lui dit-il.

S’ensuit un échange d’appels téléphoniques entre Manuela et le ravisseur présumé et entre Manuela et la police. Les forces de l’ordre prennent l’affaire au sérieux et demandent à la Glandoise de temporiser, le temps qu’un dispositif soit mis en place. Finalement, le rendez-vous est fixé en milieu d’après-midi. Au dernier moment, le ravisseur rappelle et donne un nouveau rendez-vous: l’échange se fera devant la gare de Renens, où on conduira la propriétaire auprès de son chien. Pleine d’aplomb, Manuela rétorque: « OK, devant la gare, à 15h, mais je veux voir mon chien, autrement vous n’aurez rien. » Quelques minutes plus tard, le ravisseur rappelle et lui lance: « Tu sais, Madame, quelqu’un vient de me proposer 1000 francs pour racheter ton chien. »

Arrivée à proximité de la gare, Manuela a juste le temps de voir son petit chien dans les bras du voleur présumé que les forces de police interviennent, interpellent deux individus, les plaquent contre un mur et les menottent aussitôt: « L’un des deux, le Black, m’a fixée lourdement, avec un regard insistant, j’en ai eu des frissons. »

La Glandoise, après une longue déposition au poste, rentre enfin à la maison avec « Speedy » – déshydraté et un peu choqué. Peu avant 22h, le téléphone sonne.

Menaces voilées

« C’était le numéro du gars. Il avait déjà été libéré. Il m’a dit: pourquoi t’as fait ça, Madame, j’ai pris soin de ton chien. C’est pas gentil ce que t’as fait. Je sais où tu habites, je te vois souvent promener ton petit chien » , raconte Manuela. La Glandoise jette alors un coup d’oeil dans la rue et voit un attroupement de requérants devant sa porte – elle habite pratiquement en face de l’abri PC où résident une cinquantaine d’entre eux. Prise de panique, elle appelle à nouveau la police cantonale qui dit ne rien pouvoir faire. Le lendemain matin, les gendarmes de Gland prennent les choses en main. « Ils ont pris à coeur cette histoire et m’ont dit qu’ils feraient le maximum » , relève Manuela, reconnaissante.

La Glandoise affirme avoir eu la confirmation de la part de la police que les deux individus étaient des requérants. Ce que ne confirme pas Denis Mathey, procureur en charge de l’affaire, « au vu du secret de l’enquête. » « Les circonstances exactes de la disparition de l’animal restent à élucider et cet aspect est couvert par le secret de l’enquête, ajoute le représentant du Ministère public de l’arrondissement de La Côte. Les agissements consistant à enlever un chien pour demander une rançon pourraient réaliser les infractions de vol et d’extorsion, voire d’infraction à la Loi sur la protection des animaux, si l’animal est maltraité. »

« Cette histoire m’a choquée. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas rassurée. Je n’ose plus passer devant l’abri PC et vers le terrain de foot. Tous les soirs, je me barricade dans mon appartement. Je ne me sens plus en sécurité à Gland », relève Manuela. La Glandoise dit pourtant être la « première à ne pas mettre tous les individus dans le même panier » . Mais, depuis l’enlèvement de « Speedy », elle avoue avoir de la peine à regarder les requérants avec la même bienveillance.

Sa mésaventure serait-elle le début d’une tendance de rapts de chiens en échange de rançons? « A ma connaissance, c’est un cas unique sur La Côte » , relève Denis Mathey. « C’est un cas particulier , confirme Philippe Jaton, officier de presse à la Police cantonale. Par an, il y a 10 à 15 cas d’animaux emportés, au cours d’un cambriolage ou dans un champ, par exemple . »

L’EVAM EST PERPLEXE

« Cela m’étonne! Je n’ai pas eu vent de cette mésaventure. C’est la première fois que j’entends parler d’un tel cas – qui n’est jamais arrivé dans nos structures et qui, à mon avis, ne va pas devenir récurrent. Normalement, à Gland, les requérants ont du respect envers les personnes du quartier, il n’y a jamais eu de problèmes » , relève Jessica Bollmann. La responsable de secteur Ouest de l’EVAM ne peut pas confirmer, à ce stade, si les voleurs présumés sont oui ou non des requérants d’asile.

– See more at: http://www.lacote.ch/fr/regions/gland/gland-une-rancon-de-mille-francs-pour-delivrer-un-bichon-maltais-587-1214155#sthash.3VWFmefb.dpuf

Un bichon maltais a été kidnappé, en août, en échange d’une rançon. Sa propriétaire a alerté la police, les voleurs arrêtés et le chien sauvé.

jlaurent@lacote.ch

Chien séquestré contre rançon. L’histoire paraîtrait rocambolesque, presque cocasse, si elle n’impliquait pas, après l’échec de la transaction financière, des menaces de la part du ravisseur à l’encontre de la propriétaire du chien.

Les faits remontent au soir du 21 août. Manuela, à la quarantaine dynamique, promène comme de coutume « Speedy », son bichon maltais, autour du terrain de football des Perrerets. Le petit chien de 7 ans gambade allègrement. Puis, soudain, disparaît. Le temps passe, le bichon maltais ne pointe toujours pas le bout de son museau. Sa propriétaire le cherche jusqu’à 23 heures, puis de guerre lasse, rentre se coucher, laissant au chien la possibilité de rentrer dans l’appartement. Tôt le matin, toujours pas de bichon. Manuela alerte la gendarmerie, téléphone à maintes reprises, mais reste sans nouvelles.

Pris en flagrant délit

Puis, à 13h09 précises, son portable sonne, le correspondant raccroche aussitôt. Persuadée qu’il s’agit de la personne qui a retrouvé son chien, la Glandoise rappelle. « Bonjour Madame, j’ai trouvé ton chien à Lausanne, il faut venir le chercher tout de suite à l’entrée du métro, à Ouchy, mais il faut venir avec quelque chose » , lui dit son correspondant, dans un français approximatif. Un collègue de Manuela entend la conversation, s’empare du téléphone et discute avec le ravisseur présumé. « Ton chien, tu te l’es fait braquer, ils veulent une rançon » , lui dit-il.

S’ensuit un échange d’appels téléphoniques entre Manuela et le ravisseur présumé et entre Manuela et la police. Les forces de l’ordre prennent l’affaire au sérieux et demandent à la Glandoise de temporiser, le temps qu’un dispositif soit mis en place. Finalement, le rendez-vous est fixé en milieu d’après-midi. Au dernier moment, le ravisseur rappelle et donne un nouveau rendez-vous: l’échange se fera devant la gare de Renens, où on conduira la propriétaire auprès de son chien. Pleine d’aplomb, Manuela rétorque: « OK, devant la gare, à 15h, mais je veux voir mon chien, autrement vous n’aurez rien. » Quelques minutes plus tard, le ravisseur rappelle et lui lance: « Tu sais, Madame, quelqu’un vient de me proposer 1000 francs pour racheter ton chien. »

Arrivée à proximité de la gare, Manuela a juste le temps de voir son petit chien dans les bras du voleur présumé que les forces de police interviennent, interpellent deux individus, les plaquent contre un mur et les menottent aussitôt: « L’un des deux, le Black, m’a fixée lourdement, avec un regard insistant, j’en ai eu des frissons. »

La Glandoise, après une longue déposition au poste, rentre enfin à la maison avec « Speedy » – déshydraté et un peu choqué. Peu avant 22h, le téléphone sonne.

Menaces voilées

« C’était le numéro du gars. Il avait déjà été libéré. Il m’a dit: pourquoi t’as fait ça, Madame, j’ai pris soin de ton chien. C’est pas gentil ce que t’as fait. Je sais où tu habites, je te vois souvent promener ton petit chien » , raconte Manuela. La Glandoise jette alors un coup d’oeil dans la rue et voit un attroupement de requérants devant sa porte – elle habite pratiquement en face de l’abri PC où résident une cinquantaine d’entre eux. Prise de panique, elle appelle à nouveau la police cantonale qui dit ne rien pouvoir faire. Le lendemain matin, les gendarmes de Gland prennent les choses en main. « Ils ont pris à coeur cette histoire et m’ont dit qu’ils feraient le maximum » , relève Manuela, reconnaissante.

La Glandoise affirme avoir eu la confirmation de la part de la police que les deux individus étaient des requérants. Ce que ne confirme pas Denis Mathey, procureur en charge de l’affaire, « au vu du secret de l’enquête. » « Les circonstances exactes de la disparition de l’animal restent à élucider et cet aspect est couvert par le secret de l’enquête, ajoute le représentant du Ministère public de l’arrondissement de La Côte. Les agissements consistant à enlever un chien pour demander une rançon pourraient réaliser les infractions de vol et d’extorsion, voire d’infraction à la Loi sur la protection des animaux, si l’animal est maltraité. »

« Cette histoire m’a choquée. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas rassurée. Je n’ose plus passer devant l’abri PC et vers le terrain de foot. Tous les soirs, je me barricade dans mon appartement. Je ne me sens plus en sécurité à Gland », relève Manuela. La Glandoise dit pourtant être la « première à ne pas mettre tous les individus dans le même panier » . Mais, depuis l’enlèvement de « Speedy », elle avoue avoir de la peine à regarder les requérants avec la même bienveillance.

Sa mésaventure serait-elle le début d’une tendance de rapts de chiens en échange de rançons? « A ma connaissance, c’est un cas unique sur La Côte » , relève Denis Mathey. « C’est un cas particulier , confirme Philippe Jaton, officier de presse à la Police cantonale. Par an, il y a 10 à 15 cas d’animaux emportés, au cours d’un cambriolage ou dans un champ, par exemple . »

L’EVAM EST PERPLEXE

« Cela m’étonne! Je n’ai pas eu vent de cette mésaventure. C’est la première fois que j’entends parler d’un tel cas – qui n’est jamais arrivé dans nos structures et qui, à mon avis, ne va pas devenir récurrent. Normalement, à Gland, les requérants ont du respect envers les personnes du quartier, il n’y a jamais eu de problèmes » , relève Jessica Bollmann. La responsable de secteur Ouest de l’EVAM ne peut pas confirmer, à ce stade, si les voleurs présumés sont oui ou non des requérants d’asile.

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Un bichon maltais a été kidnappé, en août, en échange d’une rançon. Sa propriétaire a alerté la police, les voleurs arrêtés et le chien sauvé.

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Chien séquestré contre rançon. L’histoire paraîtrait rocambolesque, presque cocasse, si elle n’impliquait pas, après l’échec de la transaction financière, des menaces de la part du ravisseur à l’encontre de la propriétaire du chien.

Les faits remontent au soir du 21 août. Manuela, à la quarantaine dynamique, promène comme de coutume « Speedy », son bichon maltais, autour du terrain de football des Perrerets. Le petit chien de 7 ans gambade allègrement. Puis, soudain, disparaît. Le temps passe, le bichon maltais ne pointe toujours pas le bout de son museau. Sa propriétaire le cherche jusqu’à 23 heures, puis de guerre lasse, rentre se coucher, laissant au chien la possibilité de rentrer dans l’appartement. Tôt le matin, toujours pas de bichon. Manuela alerte la gendarmerie, téléphone à maintes reprises, mais reste sans nouvelles.

Pris en flagrant délit

Puis, à 13h09 précises, son portable sonne, le correspondant raccroche aussitôt. Persuadée qu’il s’agit de la personne qui a retrouvé son chien, la Glandoise rappelle. « Bonjour Madame, j’ai trouvé ton chien à Lausanne, il faut venir le chercher tout de suite à l’entrée du métro, à Ouchy, mais il faut venir avec quelque chose » , lui dit son correspondant, dans un français approximatif. Un collègue de Manuela entend la conversation, s’empare du téléphone et discute avec le ravisseur présumé. « Ton chien, tu te l’es fait braquer, ils veulent une rançon » , lui dit-il.

S’ensuit un échange d’appels téléphoniques entre Manuela et le ravisseur présumé et entre Manuela et la police. Les forces de l’ordre prennent l’affaire au sérieux et demandent à la Glandoise de temporiser, le temps qu’un dispositif soit mis en place. Finalement, le rendez-vous est fixé en milieu d’après-midi. Au dernier moment, le ravisseur rappelle et donne un nouveau rendez-vous: l’échange se fera devant la gare de Renens, où on conduira la propriétaire auprès de son chien. Pleine d’aplomb, Manuela rétorque: « OK, devant la gare, à 15h, mais je veux voir mon chien, autrement vous n’aurez rien. » Quelques minutes plus tard, le ravisseur rappelle et lui lance: « Tu sais, Madame, quelqu’un vient de me proposer 1000 francs pour racheter ton chien. »

Arrivée à proximité de la gare, Manuela a juste le temps de voir son petit chien dans les bras du voleur présumé que les forces de police interviennent, interpellent deux individus, les plaquent contre un mur et les menottent aussitôt: « L’un des deux, le Black, m’a fixée lourdement, avec un regard insistant, j’en ai eu des frissons. »

La Glandoise, après une longue déposition au poste, rentre enfin à la maison avec « Speedy » – déshydraté et un peu choqué. Peu avant 22h, le téléphone sonne.

Menaces voilées

« C’était le numéro du gars. Il avait déjà été libéré. Il m’a dit: pourquoi t’as fait ça, Madame, j’ai pris soin de ton chien. C’est pas gentil ce que t’as fait. Je sais où tu habites, je te vois souvent promener ton petit chien » , raconte Manuela. La Glandoise jette alors un coup d’oeil dans la rue et voit un attroupement de requérants devant sa porte – elle habite pratiquement en face de l’abri PC où résident une cinquantaine d’entre eux. Prise de panique, elle appelle à nouveau la police cantonale qui dit ne rien pouvoir faire. Le lendemain matin, les gendarmes de Gland prennent les choses en main. « Ils ont pris à coeur cette histoire et m’ont dit qu’ils feraient le maximum » , relève Manuela, reconnaissante.

La Glandoise affirme avoir eu la confirmation de la part de la police que les deux individus étaient des requérants. Ce que ne confirme pas Denis Mathey, procureur en charge de l’affaire, « au vu du secret de l’enquête. » « Les circonstances exactes de la disparition de l’animal restent à élucider et cet aspect est couvert par le secret de l’enquête, ajoute le représentant du Ministère public de l’arrondissement de La Côte. Les agissements consistant à enlever un chien pour demander une rançon pourraient réaliser les infractions de vol et d’extorsion, voire d’infraction à la Loi sur la protection des animaux, si l’animal est maltraité. »

« Cette histoire m’a choquée. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas rassurée. Je n’ose plus passer devant l’abri PC et vers le terrain de foot. Tous les soirs, je me barricade dans mon appartement. Je ne me sens plus en sécurité à Gland », relève Manuela. La Glandoise dit pourtant être la « première à ne pas mettre tous les individus dans le même panier » . Mais, depuis l’enlèvement de « Speedy », elle avoue avoir de la peine à regarder les requérants avec la même bienveillance.

Sa mésaventure serait-elle le début d’une tendance de rapts de chiens en échange de rançons? « A ma connaissance, c’est un cas unique sur La Côte » , relève Denis Mathey. « C’est un cas particulier , confirme Philippe Jaton, officier de presse à la Police cantonale. Par an, il y a 10 à 15 cas d’animaux emportés, au cours d’un cambriolage ou dans un champ, par exemple . »

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Un bichon maltais a été kidnappé, en août, en échange d’une rançon. Sa propriétaire a alerté la police, les voleurs arrêtés et le chien sauvé.

jlaurent@lacote.ch

Chien séquestré contre rançon. L’histoire paraîtrait rocambolesque, presque cocasse, si elle n’impliquait pas, après l’échec de la transaction financière, des menaces de la part du ravisseur à l’encontre de la propriétaire du chien.

Les faits remontent au soir du 21 août. Manuela, à la quarantaine dynamique, promène comme de coutume « Speedy », son bichon maltais, autour du terrain de football des Perrerets. Le petit chien de 7 ans gambade allègrement. Puis, soudain, disparaît. Le temps passe, le bichon maltais ne pointe toujours pas le bout de son museau. Sa propriétaire le cherche jusqu’à 23 heures, puis de guerre lasse, rentre se coucher, laissant au chien la possibilité de rentrer dans l’appartement. Tôt le matin, toujours pas de bichon. Manuela alerte la gendarmerie, téléphone à maintes reprises, mais reste sans nouvelles.

Pris en flagrant délit

Puis, à 13h09 précises, son portable sonne, le correspondant raccroche aussitôt. Persuadée qu’il s’agit de la personne qui a retrouvé son chien, la Glandoise rappelle. « Bonjour Madame, j’ai trouvé ton chien à Lausanne, il faut venir le chercher tout de suite à l’entrée du métro, à Ouchy, mais il faut venir avec quelque chose » , lui dit son correspondant, dans un français approximatif. Un collègue de Manuela entend la conversation, s’empare du téléphone et discute avec le ravisseur présumé. « Ton chien, tu te l’es fait braquer, ils veulent une rançon » , lui dit-il.

S’ensuit un échange d’appels téléphoniques entre Manuela et le ravisseur présumé et entre Manuela et la police. Les forces de l’ordre prennent l’affaire au sérieux et demandent à la Glandoise de temporiser, le temps qu’un dispositif soit mis en place. Finalement, le rendez-vous est fixé en milieu d’après-midi. Au dernier moment, le ravisseur rappelle et donne un nouveau rendez-vous: l’échange se fera devant la gare de Renens, où on conduira la propriétaire auprès de son chien. Pleine d’aplomb, Manuela rétorque: « OK, devant la gare, à 15h, mais je veux voir mon chien, autrement vous n’aurez rien. » Quelques minutes plus tard, le ravisseur rappelle et lui lance: « Tu sais, Madame, quelqu’un vient de me proposer 1000 francs pour racheter ton chien. »

Arrivée à proximité de la gare, Manuela a juste le temps de voir son petit chien dans les bras du voleur présumé que les forces de police interviennent, interpellent deux individus, les plaquent contre un mur et les menottent aussitôt: « L’un des deux, le Black, m’a fixée lourdement, avec un regard insistant, j’en ai eu des frissons. »

La Glandoise, après une longue déposition au poste, rentre enfin à la maison avec « Speedy » – déshydraté et un peu choqué. Peu avant 22h, le téléphone sonne.

Menaces voilées

« C’était le numéro du gars. Il avait déjà été libéré. Il m’a dit: pourquoi t’as fait ça, Madame, j’ai pris soin de ton chien. C’est pas gentil ce que t’as fait. Je sais où tu habites, je te vois souvent promener ton petit chien » , raconte Manuela. La Glandoise jette alors un coup d’oeil dans la rue et voit un attroupement de requérants devant sa porte – elle habite pratiquement en face de l’abri PC où résident une cinquantaine d’entre eux. Prise de panique, elle appelle à nouveau la police cantonale qui dit ne rien pouvoir faire. Le lendemain matin, les gendarmes de Gland prennent les choses en main. « Ils ont pris à coeur cette histoire et m’ont dit qu’ils feraient le maximum » , relève Manuela, reconnaissante.

La Glandoise affirme avoir eu la confirmation de la part de la police que les deux individus étaient des requérants. Ce que ne confirme pas Denis Mathey, procureur en charge de l’affaire, « au vu du secret de l’enquête. » « Les circonstances exactes de la disparition de l’animal restent à élucider et cet aspect est couvert par le secret de l’enquête, ajoute le représentant du Ministère public de l’arrondissement de La Côte. Les agissements consistant à enlever un chien pour demander une rançon pourraient réaliser les infractions de vol et d’extorsion, voire d’infraction à la Loi sur la protection des animaux, si l’animal est maltraité. »

« Cette histoire m’a choquée. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas rassurée. Je n’ose plus passer devant l’abri PC et vers le terrain de foot. Tous les soirs, je me barricade dans mon appartement. Je ne me sens plus en sécurité à Gland », relève Manuela. La Glandoise dit pourtant être la « première à ne pas mettre tous les individus dans le même panier » . Mais, depuis l’enlèvement de « Speedy », elle avoue avoir de la peine à regarder les requérants avec la même bienveillance.

Sa mésaventure serait-elle le début d’une tendance de rapts de chiens en échange de rançons? « A ma connaissance, c’est un cas unique sur La Côte » , relève Denis Mathey. « C’est un cas particulier , confirme Philippe Jaton, officier de presse à la Police cantonale. Par an, il y a 10 à 15 cas d’animaux emportés, au cours d’un cambriolage ou dans un champ, par exemple . »

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Manuela vit avec la peur au ventre depuis que son bichon a été enlevé contre rançon. Elle a reçu des menaces même après que les voleurs présumés ont été interceptés par la police.

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Speedy a disparu le 21 août dernier, comme le relate «La Côte» dans son édition de mercredi. Ce soir-là, le petit bichon maltais est en balade avec Manuela, sa maîtresse. En quelques secondes, alors qu’il gambade sur le terrain de foot situé à deux pas de son domicile, il disparaît. Lasse de le chercher, Manuela finit par regagner son domicile vers 23 heures. Le lendemain, elle avertit la police.

En début d’après-midi, elle reçoit un coup de téléphone sur son portable. Son numéro figure sur la médaille du bichon. Grâce à l’un de ses collègues qui se mêle à la conversation, elle comprend que Speedy a été enlevé et qu’on exige d’elle une rançon.

Dans les heures qui suivent, les coups de fil se multiplient entre Manuela, la police et les ravisseurs. Le rendez-vous est finalement fixé à 15h devant la gare de Renens. Lors d’un dernier échange téléphonique, les kidnappeurs lui glissent qu’une personne est disposée à leur acheter le chien pour 1000 francs. Manuela comprend qu’il s’agit-là de la somme exigée pour pouvoir récupérer sa petite boule de poils.

Transaction interrompue

La gendarmerie, qui prend l’affaire très au sérieux selon Manuela, la rejoint à la gare de Renens. Elle a à peine le temps de comprendre ce qui se passe que deux policiers tombent sur les deux hommes qui l’attendent. Speedy est là, sain et sauf mais extrêmement assoiffé.

L’histoire ne s’arrête pourtant pas là. A 22 heures, nouveau coup de fil de l’un des ravisseurs. «Il m’a dit: «Pourquoi t’as fait ça, Madame, pourquoi t’as appelé la police? Moi j’ai pris soin de ton chien. Je ne voulais pas autant d’argent. Tu sais Madame, je sais que tu habites en face du centre, je te vois souvent avec ton chien. Et il a raccroché», raconte Manuela. La Glandoise prend peur et songe immédiatement aux requérants installés dans l’abri PC situé juste en face de chez elle. Contacté par «La Côte», le procureur n’a pas confirmé cette information mais Manuela en est convaincue: «Pour qu’ils me disent: je te vois promener ton chien, tu habites en face du centre, c’était clair.»

«Aujourd’hui, je suis un peu barricadée. Je vis de plain-pied, c’est flippant», poursuit-elle. En revanche, elle n’a plus reçu aucune nouvelle des ravisseurs.

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L’EVAM EST PERPLEXE

« Cela m’étonne! Je n’ai pas eu vent de cette mésaventure. C’est la première fois que j’entends parler d’un tel cas – qui n’est jamais arrivé dans nos structures et qui, à mon avis, ne va pas devenir récurrent. Normalement, à Gland, les requérants ont du respect envers les personnes du quartier, il n’y a jamais eu de problèmes » , relève Jessica Bollmann. La responsable de secteur Ouest de l’EVAM ne peut pas confirmer, à ce stade, si les voleurs présumés sont oui ou non des requérants d’asile.

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http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/-Je-sais-o–tu-vis–je-te-vois-souvent-avec-ton-chien–27618071

 

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4 réflexions sur “Des requérants noirs enlèvent un chien et menacent sa maîtresse

  1. Quels ordures , maintenant en France , c’est devenu un enfer , on a peur pour ses enfants , pour ses animaux , pour sa famille agée ,il faut destituer ce gouvernement d’incapables et d’une main de fer réprimer tous ces bandits de grands chemins !

  2. Les mecs n’ont pas honte et en plus ils la narguent. Maintenant les racailles ont tous les droits et les victimes un seul, celui de la fermer…..

  3. J’ai un petit caniche et je fais très attention quand je sors??jamais je le laisse courir sans laisse..;sauf en endroit protégé..et encore…En FRance maintenant tout est possible!

  4. Des choses que l’on avait jamais vues sont en train de se produire en Suisse mais si on ose la moindre critique, on est des racistes.

    Le système de culpabilisation est parfait. Il avait déjà bien fait son œuvre lors des viols collectifs sur des Suissesses de la part de ressortissants des Balkans.

    On notera la lâcheté du procureur « qui préfère ne pas confirmer l’info ». C’est sûr, en se taisant en fait « avancer les choses et on protège les autochtones »…

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