Actualité/Opinion/Sécurité/Violence

Internautes ulcérés par le sort du vendeur violent

Frapper ses agresseurs lui a coûté des jours-amende. Beaucoup ne comprennent pas cette décision de justice.

L’employé accusé (à g.) était accompagné mardi de son patron. (photo: lmo)

L’employé accusé (à g.) était accompagné mardi de son patron. (photo: lmo)

«Vive la Suisse, le seul pays qui protège les criminels et condamne les honnêtes citoyens!», «C’est dégueulasse!» Comme ces Vaudois, ils sont des centaines à trouver injuste qu’un vendeur ait été condamné pour avoir frappé les malfrats qui avaient braqué le magasin d’Yverdon-les-Bains (VD) dans lequel il travaillait. L’un de ses agresseurs a bien été condamné à neuf mois avec sursis. Mais son complice, qui ne s’est pas présenté à l’audience qui s’est déroulée à Nyon la semaine dernière, ne sera jugé que l’année prochaine.

Depuis la publication de cette affaire, un groupe Facebook a vu le jour et compte déjà plus d’un millier de membres. «Je suis d’accord avec leur réaction, la justice est mal faite», renchérit le vendeur, même s’il admet avoir été un peu loin en saisissant une barre de fer pour frapper l’un de ses agresseurs. Ceux-ci l’avaient mis hors de lui en tirant des plombs sur son patron, qui avait fini en sang.

Que disent la justice et la police de ces réactions ? Le procureur chargé de l’affaire a préféré s’en remettre à son supérieur. Mais ce dernier n’a pas pu répondre à nos questions, jeudi. Porte-parole de la police neuchâteloise, Pierre-Louis Rochaix n’a pas voulu commenter le cas particulier. «Mais la justice a été faite», s’est-il contenté de dire. Un avis que rejoint un criminologue. «La justice ne protège pas les criminels, elle se contente d’appliquer le code pénal». Et de rajouter que dans la vraie vie, les internautes n’assument en général pas leurs propos incendiaires.

Comment réagir?

«Il n’y a pas de recette miracle», confie le porte-parole de la police valaisanne. Pour Jean-Marie Bornet, qui a récemment mené un programme de formation des employés de la banque cantonale valaisanne pour apprendre à réagir en cas de braquage. «La personne a parfois meilleur temps de prendre des détails sur ses agresseurs qui permettront à la police de les retrouver que de prendre des risques. Mais tout un chacun peut agir en fonction de son potentiel de défense.»

www.20min.ch/ro/

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