Europe/Immigration/Opinion/Politique

La propagande immigrationniste bat son plein en Suisse avant les votations du 9 février

Les médias et les politiques de tout bords mènent actuellement une campagne en faveur de l’immigration, craignant la décision du peuple pour la vote du peuple sur l’initiative UDC du 9 février 2014. Exactement comme il y a 20ans lors du vote sur l’adhésion de la Suisse à l’espace économique européen (EEE), on nous promet la ruine et la déchéance en cas d’acceptation de l’initiative. Cet article non exhaustif compilera les exemples les plus flagrants jusqu’au 9 février. Morceaux choisis:

A Morges, Simonetta Sommaruga défend l’immigration

Pour la conseillère fédérale, un oui à l’initiative UDC contre l’immigration de masse créerait de nombreux problèmes et une énorme bureaucratie.

Simonetta Somnaruga Morges

La santé, mais aussi l’agriculture et la construction «ne pourraient pas fonctionner sans l’apport de la main-d’œuvre étrangère».

Un oui le 9 février à l’initiative UDC ouvrirait une longue période d’insécurité,

a souligné la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga mardi à Morges (VD).

«Nous sommes très inquiets de cette initiative»,

a déclaré François Jacot-Descombes, directeur de l’hôpital.

L’initiative UDC contre l’immigration massive «n’apporte aucune réponse aux vrais défis. Elle ne va protéger ni les salaires ni les bonnes conditions de travail, ni donner davantage de logements abordables ou de meilleures infrastructures».

www.24heures.ch/vaud-regions/

L’immigration rapporte 6,5 milliards à la Suisse

Si l’on met en balance les coûts générés par les immigrés (administration, assurances sociales, infrastructures) avec les gains (impôts, taxes), la Suisse tirerait un bénéfice de l’ordre de 6,5 milliards de francs. Il s’agit, selon Thomas Liebig, d’une estimation prudente qui, si elle était faite avec des chiffres plus récents, serait encore plus élevée.

Les migrants d’Europe de l’Est sont une chance pour l’UE

Les travailleurs d’Europe de l’Est, notamment roumains et bulgares, sont bénéfiques pour les économies des autres pays de l’UE, a affirmé lundi la Commission européenne en soulignant que le spectre d’un afflux massif de ces travailleurs était infondé.«Les travailleurs (originaires d’Europe de l’Est) viennent en complément des travailleurs locaux et ont tendance à ne pas prendre l’emploi des travailleurs du pays d’accueil», a souligné le commissaire chargé des Affaires sociales, Laszlo Andor. Ces travailleurs «sont des contributeurs nets des systèmes sociaux des pays hôtes», a affirmé M. Andor, réfutant la thèse de ceux qui accusent les travailleurs de l’Est de venir à l’Ouest pour profiter indûment des avantages sociaux.

On comptait près de 900’000 personnes en Suisse en provenance de pays de l’UE et de l’AELE avant l’introduction de la libre circulation des personnes fin 2006. Leur nombre a grimpé à 1,25 million actuellement. Parallèlement, le nombre d’actifs a augmenté de quelque 450’000 personnes en Suisse, ce qui génère d’autant plus d’impôt pour l’Etat.

www.20min.ch/ro/economie/

Le gouvernement vaudois fait campagne contre l’UDC

Unanimes, les sept conseillers d’Etat combattent l’initiative populaire contre l’immigration de masse

www.24heures.ch/vaud-regions/

«La Suisse a besoin d’immigrés»

Simonetta Sommaruga, encore elle, dans le magazine des supermarchés Migros, premier employeur du pays:
Comprenez-vous ce malaise très répandu?

Oui, je comprends que la forte immigration de main-d’œuvre préoccupe la population. Mais je pense qu’elle s’inquiète tout autant de l’énorme incertitude que l’acceptation de cette initiative entraînerait pour l’économie.

Cela mettrait en péril les accords bilatéraux

et, partant, l’ensemble de nos relations avec l’Union européenne.

Cette votation peut-elle avoir des conséquences d’une grande portée?

Contrairement à l’interdiction des minarets, par exemple, la votation du 9 février n’est pas de celles qui ont un caractère symbolique, que l’on peut utiliser pour donner un signal. La libre circulation des personnes est un élément central de la collaboration avec l’UE. Il est cependant difficile de prévoir quels seraient les effets d’une acceptation de l’initiative sur nos relations avec l’UE et sur d’autres traités importants tels que les accords de Schengen et de Dublin.

Je ne veux pas spéculer, ni faire peur, mais il est certain que cela ne resterait pas sans conséquences.

graphique mouvements migratoires en Suisse

Il semble qu’en cas d’acceptation de l’initiative, le Conseil fédéral et le Parlement seraient libres de fixer des contingents si élevés que cela ne poserait pas de problème à l’UE. Serait-ce une solution?

L’initiative ne mentionne pas de chiffres maximums et permettrait donc effectivement des contingents très élevés. C’est exact, aussi absurde que cela paraisse. Du point de vue de l’UE, nous aurions cependant un problème même avec des contingents élevés, car la libre circulation des personnes est considérée comme une liberté fondamentale, incompatible avec des contingents. La Suisse devrait négocier une réglementation particulière avec les 28 Etats membres, et obtenir l’approbation de chacun d’entre eux. Je laisse chacun juger du réalisme de cette proposition.

Une grande partie des immigrés arrivent par le biais du regroupement familial. Ne faudrait-il pas le rendre plus difficile?

Non. Les conditions sont claires: celui qui dispose d’un logement suffisamment grand doit pouvoir faire venir sa famille en Suisse. Nous ne voulons pas revenir à l’époque du statut de saisonnier, lorsque les travailleurs étrangers faisaient venir en secret leur femme et leurs enfants, qui devaient ensuite vivre ici cachés.

C’était une situation indigne, intenable.

Comment se poursuivront nos relations avec l’UE si l’une de ces trois votations entraîne la fin de la libre circulation et la dénonciation des accords bilatéraux?

Nous devrions ouvrir des négociations avec l’UE. Il y aurait donc une phase prolongée d’incertitude.

Quelles en seraient les conséquences pour notre pays, pour notre économie et pour notre qualité de vie, il est impossible de le prévoir.

www.migrosmagazine.ch/societe/entretien/

Votation sur l’initiative contre l’immigration de masse: coup de projecteur sur ces travailleurs étrangers

Pour certains, ils saturent le marché du travail, mais pour d’autres, ils sont au contraire indispensables à la marche de l’économie suisse.

reportage RTS immigration portugaise

www.rts.ch/video/info/journal-19h30/

Les étrangers? Indispensables!

L’initiative «contre l’immigration de masse» affirme que la barque est pleine. Mais dans les faits, les étrangers s’avèrent essentiels pour notre pays. Démonstration.

Les yeux de toute l’Europe vont se fixer sur la Suisse le 9 février prochain. Nous allons devoir trancher une question cruciale à travers l’initiative de l’UDC «contre l’immigration de masse»: veut-on ou non limiter la libre circulation des personnes et réintroduire des contingents? Comme on entend tout et son contraire, «Le Matin» repose le débat de manière sereine.

Les étrangers sont-ils responsables du chômage?

La Suisse est confrontée à une forte immigration. De 2007 à 2012, le nombre d’actifs étrangers a augmenté cinq fois plus vite que le nombre d’actifs suisses. Ils représentent aujourd’hui plus d’un quart de la population active. Un chiffre élevé comparé au reste de l’Europe. Seul le Luxembourg bat ce record avec plus de 50% d’étrangers.

Cependant, le taux de chômage est resté très bas depuis l’introduction de la libre circulation. Il est aujourd’hui de 4,7% de la population active contre 10,7% au sein de l’Union européenne (selon le Bureau international du travail). Et la Suisse demeure l’un des Etats qui présentent le taux d’occupation le plus élevé du monde.

Font-ils flamber le prix des loyers?

Vincent Kaufmann vient de terminer une étude concernant le grand Genève, région emblématique de la question épineuse du logement.

Sa conclusion? Les étrangers ne font pas augmenter les loyers.

Il s’est ainsi rendu compte qu’une part de la population trouve un logement grâce à un réseau de connaissances (régies, propriétaires, etc.) ou sur le marché informel de la sous-location. Or qui a accès à ces contacts? Les Suisses ou les personnes résidant depuis longtemps dans le pays, bien ancrées socialement. «Par conséquent, ce sont les étrangers qui subissent le plus la crise du logement: ils ont uniquement accès au marché officiel qui propose les prix les plus élevés.» Ils occupent certes les appartements les plus chers, mais parce qu’ils sont exclus des autres parcs de logements.

Les étrangers saturent-ils les réseaux de transport?

L’UDC fait valoir que les étrangers utilisent chaque année 42 000 voitures et parcourent 194 millions de kilomètres en train supplémentaires (toujours selon les mêmes extrapolations). Ces besoins additionnels sont pour le sociologue Vincent Kaufmann une conséquence logique de la prospérité de la Suisse. La croissance économique implique une hausse des flux migratoires, et donc une augmentation des déplacements. «Si on veut le dynamisme économique, il faut être conséquent et assumer ces choix en investissant davantage dans les transports publics, les routes, mais aussi les logements en ville qui permettraient de réduire le nombre de pendulaires.»

Homicide Chavannes immeuble

Relations avec l’Union Européenne

Si l’initiative est acceptée, les autres accords bilatéraux seront-ils annulés?

C’est en tout cas la thèse des opposants. Agitent-ils le chiffon rouge pour effrayer les Suisses qui seraient tentés par un oui à l’initiative? «Absolument pas, c’est écrit noir sur blanc dans les accords que le peuple a confirmés à trois reprises déjà!» affirme Cristina Gaggini. Le Conseil fédéral aurait 3 ans pour renégocier l’accord sur la libre circulation avec l’UE, ce qu’a démenti hier la commissaire européenne Viviane Reding, avertissant qu’il n’y aura pas de nouvelle négociation sur la libre circulation des personnes en cas de oui à l’initiative UDC: «La Suisse ne peut pas choisir ce qui lui plaît.» Cristina Gaggini estime que

la Suisse risque gros:

«Quand une des deux parties annule un accord, cela déclenche automatiquement la clause guillotine. Les six autres accords (ndlr: commerce, recherche, marchés publics, agriculture, transports terrestres, transport aérien) tomberont donc 6 mois plus tard.»

www.lematin.ch/suisse/etrangers-indispensables/

Lettre ouverte des présidents du PDC, du PBD, du PS, du PLR, des Verts, du PVL et du PEV 

Chers votants,

L’initiative de l’UDC sur l’immigration sera soumise au peuple suisse le 9 février. Ce jour-là, nous déciderons soit de poursuivre la voie bilatérale avec l’UE qui a fait ses preuves, soit de

mettre en péril notre relation avec l’Europe.

Nous autres signataires sommes bien conscients que la libre circulation des personnes avec l’UE n’a pas que des bons côtés. Mais mettre un terme à la libre circulation des personnes et par conséquent risquer de perdre les indispensables accords bilatéraux à nos yeux reviendrait à jeter le bébé avec l’eau du bain.

Nous sommes convaincus que nous pouvons résoudre ensemble les problèmes actuels. L’initiative en revanche n’en résout aucun, elle se contente d’en créer de nouveaux, comparés auxquels ceux d’aujourd’hui paraissent bénins.

L’harmonie de nos relations avec l’UE joue un rôle déterminant dans la prospérité unique au monde de la Suisse. Nos entreprises gagnent un franc sur trois en Europe ; pas moins de 59 % de nos exportations sont destinées à l’UE. Les accords bilatéraux ont aidé la Suisse à laisser derrière elle les difficultés économiques des années 90. Aujourd’hui le chômage est faible et la qualité de vie élevée. Comparée à un grand nombre d’autres pays, la Suisse se porte particulièrement bien. C’est pourquoi il est insensé de mettre un terme à cette voie du succès et de risquer un conflit de longue haleine avec l’UE.

Cette votation est le mauvais moment pour émettre un signal.

Les enjeux sont trop importants.

Le niveau de vie élevé que connaît la Suisse ne va pas de soi ; il nous faut donc prendre soin des accords bilatéraux. Raison pour laquelle nous recommandons de voter non à l’initiative de l’UDC pour l’isolement.

Cordiales salutations,

Christophe Darbellay, président du PDC
Martin Landolt, président du PBD
Christian Levrat, président du PS
Philipp Müller, président du PLR
Adèle Thorens / Regula Rytz, co-présidentes des Verts
Martin Bäumle, président du PVL
Heiner Studer, président du PEV

www.jlrg.ch (jeunes libéraux-radicaux de Genève)

 

D’autres exemples larmoyants de propagande suivront, repassez dans quelques jours.

N’hésitez pas à m’en envoyer et à partager cet article.

Suzy Desouche

9 réflexions sur “La propagande immigrationniste bat son plein en Suisse avant les votations du 9 février

  1. De n’avoir pas chiffré les contingents est une grosse erreur, volontaire à mon avis, car je suis persuadé qu’en cas d’acceptation le CF fexera des contingents très élevés, voire même trop élevés afin d’être sûr que Bruxelles continuera de gérer notre remplacement par l’immigration.
    Un accord avec l’UDC est d’ailleurs probablement déjà passé en ce sens et tout ce cirque ne sert d’après moi qu’à hypnotiser le peuple en lui faisant miroiter une chimère.
    L’initiative ECOPOP est sur ce point bien plus précise et ne permettrait pas cette violation de la volonté populaire, mais les dirigeants pourraient à coup sûr profiter de l’acceptation de celle de l’UDC pour convaincre le peuple qu’il est inutile d’aller plus loin.

  2. Preuve de la panique des politiciens, même l’exécrable Ruth Dreifuss est venue à la rescousse.

    Étrangement, cette « femme » était totalement absente du cadre médiatique lorsqu’il était question de prendre les responsabilités pour les augmentations sans fin des primes maladie. On rappelle que la caisse maladie est devenue obligatoire à la suite de ses mensonges, en prétendant que les primes baisseraient naturellement « par la concurrence entre les caisses ».

    Demir Sönmez: Simonetta Sommaruga et Ruth Dreifuss au chevet d’Helvetia

    http://www.tdg.ch/vivre/demir-soenmez-simonetta-sommaruga-ruth-dreifuss-chevet-helvetia/story/13036632?track

    Ils s’approprient le symbole Helvetia alors qu’ils militent pour une immigration sans frein dans notre pays, il fallait l’oser!

  3. L UDC est muette ou quoi ? Elle lance une initiative et plus rien alors que les autres partis ont leurs caquets grands ouverts … ça me déçoit j aimerais bien les entendre plus bordel !

  4. Dans le matin-ch de jeudi dernier, on parlait du Tessin, où des ouvriers italiens sont payés 1650.- frs par mois! Nul trace de ce salaire, dans l’article de la Tribune de Genève de ce samedi!

  5. Pour comprendre que tout va dans le mauvais sens, écoutez sur France Culture l’émission *Terre à terre* de ce samedi 18 janvier à 7 heures!

  6. Pingback: La propagande immigrationniste bat son plein en Suisse avant les votations du 9 février - Les Observateurs

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