Immigration/Opinion/Politique

De nombreux tags politiques d’extrème-gauche souillent les murs de l’Université de Genève

par Jérôme Faas – Certains étudiants ont été choqués par la violence des propos, qui font référence aux prochaines votations du 9 février.

tags vocations anarchistes Genève uni

«Ça me choque complètement», réagit Emilie, étudiante en sciences de l’éducation. Comme ses camarades, la jeune femme a découvert ce lundi matin les façades d’Uni Mail barrées de nombreux slogans à caractère politique, réalisés au spray. «Que chacun puisse exprimer son opinion, pas de problème, mais pas comme ça, pas sur les murs d’une université, de manière assez violente. Tout le monde est assez choqué par la manière», développe la jeune femme.

«Les tagueurs s’en prennent à Blocher »

La manière, outre le fait de taguer, ce sont des phrases choc, en particulier celle-ci: «Si seulement Mme Blocher avait avorté.» Le ton est donné, le contexte du message clair. Les déprédateurs entendent de la sorte signifier leur opposition à deux initiatives sur lesquelles le peuple devra se prononcer le 9 février. La première, soutenue par l’UDC (et le MCG à Genève), s’intitule «Contre l’immigration de masse». Le texte prévoit de plafonner le nombre d’étrangers autorisés à séjourner et à travailler en Suisse. La seconde, portée par le Parti évangélique et diverses personnalités issues de l’UDC, de l’UDF et du PDC se nomme «Financer l’avortement est une affaire privée». Elle demande que l’interruption volontaire de grossesse cesse d’être remboursée par les assurances.

tag blocher avortement uni

Le signe anarchiste mal perçu

Les vandales ont agi dans la nuit de dimanche à lundi, après 20h30, est en mesure de préciser Besfort. Il étudie l’économie à Annecy après avoir fréquenté HEC Genève, et réside à quelques mètres du bâtiment abritant, notamment, les sciences sociales, les sciences économiques et le droit. «D’un côté, que les gens puissent s’exprimer n’est pas une mauvaise chose. Depuis qu’Artamis a fermé, il manque des lieux le leur permettant à Genève. Mais là, il s’agit d’une dégradation désobligeante. Et le signe anarchiste, je n’en pense pas forcément du bien.»

Comme elle le fait toujours en pareil cas, l’Université a prévenu l’Office cantonal des bâtiments afin qu’il diligente le nettoyage des murs souillés. C’est ensuite à l’Etat lui-même de déposer une plainte, ce qu’il fait systématiquement.

www.20min.ch/ro/news/geneve/

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