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La Suisse utilise des écoutes de services de renseignement étrangers

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a eu besoin de l’aide de service partenaires. Car il ne peut toujours pas opérer d’écoutes téléphoniques en Suisse.

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Le procès à Bellinzone des deux frères kurdes irakiens accusés de soutien à Al-Qaïda – qui commence ce lundi 28 avril – permet de mettre en lumière certaines activités du Service de renseignement de la Confédération (SRC). Mais aussi de ses manques.

Le directeur Markus Seiler a ainsi dû reconnaître devant les enquêteurs que certaines informations avaient été transmises par des «services européens partenaires». Le SRC n’a en effet pas le droit d’opérer des écoutes téléphoniques ou de communications par internet sur le territoire,comme le rappelle le Tages Anzeiger. Seuls policiers et procureurs peuvent le faire après autorisation d’un juge.

Projets d’attentats

Le directeur ainsi que son adjoint Jürg Siegfried Bühler ont bien été convoqués par le Ministère public de la Confédération mais aucun des deux ne s’exprimera en tant que témoins, le Tribunal pénal fédéral (TPF) déclarant pouvoir se contenter de leurs témoignages écrits.

Il en ressort que l’aîné des deux frères incriminés, K. T., était en contact quasi-quotidien avec un dirigeant d’Al-Qaïda en Irak à l’été 2007 et avait même évoqué un attentat. L’aîné a également parlé avec un autre chef terroriste de cibles en Norvège et il entretenait des contacts avec une figure de proue islamiste kurde, le Mollah Krekar à Oslo, ainsi qu’avec un logisticien de haut-rang d’Al-Qaïda en Iran.

Depuis le Kurdistan

K. T., qui vit à Bâle depuis une quinzaine d’années, communiquait surtout par téléphone et par internet avec la Norvège, l’Irak et l’Iran. Le TPF ne peut toutefois pas utiliser ces informations actuellement car le SRC se refuse à dévoiler ses sources, voulant ainsi protéger ses informateurs. Le directeur a ainsi seulement reconnu l’aide de services européens.

K. T. a déclaré qu’il avait été approché en 2007 par l’ancêtre du SRC pour servir d’informateur mais il a refusé. Sa femme a été arrêtée lors d’un voyage dans le nord de l’Irak et les services secrets du Parti Démocratique du Kurdistan ont laissé entendre à des membres de sa famille que les services d’un pays européen exigeait des informations au sujet de K. T.

www.24heures.ch/suisse/

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