Actualité/Opinion/Société

L’armée suisse part à la chasse aux fans de «quenelles»

JUSTICE

Une enquête a été lancée contre des soldats suisses qui se sont faits prendre en photo en faisant le geste de ralliement des fans de Dieudonné. Convoqué, un jeune dit sa stupéfaction.

militaires armée suisse quenelle

L’information a été diffusée par le site de l’association «Égalité et Réconciliation», présidée par Alain Soral, un essayiste nationaliste proche de Dieudonné. Pour rappel, à la mi-décembre 2013, deux pompiers volontaires de Carouge (GE) avaient été mis à pied, après avoir effectué le signe de la quenelle, en caserne. L’armée, alors, expliquait ne pas être particulièrement inquiète face à ce signe, même si des photos de militaires suisses
« quenelleurs », déjà, étaient visibles sur le site de l’humoriste Dieudonné.

Qualifié d’antisémite, par les uns, présenté comme simplement « anti-système » par ses défenseurs, la quenelle est au cœur d’un vaste débat de société depuis la fin de l’année 2013. C’est d’ailleurs à cette période, apprend-on aujourd’hui, qu’un commandant a demandé l’ouverture de cette enquête contre les militaires, dont certains ne sont pas encore identifiés. On ignore le nombre de photos en cause.

convocation quenelle armée

«Je ne suis même pas militaire»

Contactée, l’une des personnes convoquée par la justice militaire avoue ne rien comprendre. Gravitant dans la «dieudosphère», elle n’est elle-même ni militaire, ni proche d’un des soldats figurant sur une des photos potentiellement visées par la justice militaire: «D’une part, ce geste n’est pas illégal, et d’autre part, s’ils veulent convoquer tous les gens qui ont des liens avec Dieudo, ils auront du boulot…»

www.lematin.ch/news/

 

Contactée mardi matin par «20 minutes», la justice militaire confirme l’information. «Une douzaine d’hommes sont concernés pour l’instant, mais la phase d’identification est toujours en cours», précise Tobias Kühne, son porte-parole. Une fois l’enquête terminée, le juge d’instruction rendra un rapport au commandant afin de déterminer la suite à donner à l’affaire. On ignore encore le temps que cela prendra. «Trois issues sont possibles, reprend Tobias Kühne. L’ouverture d’une enquête criminelle, la simple sanction disciplinaire ou le classement de l’enquête.»

www.20min.ch/ro/

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