Religion/Sécurité/Société

Jihad: bientôt une hotline pour parents suisses inquiets?

Un groupe de travail de la Confédération envisage la mise en place d’une ligne téléphonique pour parents s’inquiétant de la radicalisation de leurs enfants.

Traditionnellement, le bureau de consultation de l’Office de protection de l’adulte et de l’enfant de la Ville de Berne (EKS) est contacté pour des questions liées aux sectes ou encore à l’extrémisme de gauche ou de droite. Mais, depuis un certain temps, il répond à un nombre grandissant de parents inquiets de voir que leur(s) enfant(s) s’intéresse(nt) au jihad. Ester Meier, cheffe de l’EKS, confirme: «Nous avons eu trois cas du genre depuis novembre.»

Le centre d’information sur les religions et les sectes, Relinfoconfirme qu’il arrive que des parents appellent parce qu’ils se font du souci dès lors que leur enfant semble se radicaliser.

Diana Joss, conseillère auprès de Relinfo, souligne qu’il est normal que des adolescents s’intéressent à la religion. Elle note également qu’il ne faut pas dramatiser la situation. Souvent, explique-t-elle, les jeunes cherchent uniquement à tester les limites de leurs parents.

«Engager des médiateurs interculturels»

Reste que de son côté, la Confédération semble s’intéresser de près à cette évolution. Un groupe de travail envisage actuellement de mettre en place une hotline pour parents inquiets face au jihad, affirmait au début du mois de janvier le «SonntagsBlick». «Apparemment les gens ne savent pas à qui s’adresser», s’étonne Ester Meier, qui approuve l’idée d’une ligne téléphonique nationale, mais sous certaines conditions. «Il serait beaucoup plus utile que les différents bureaux de consultation des villes collaborent davantage entre eux. Il faudrait aussi engager des médiateurs interculturels et des thérapeutes qui pourraient guider les parents vers les personnes compétentes le plus à même de les aider.»

Susanne Schaaf, de la centrale alémanique d’informations et de conseils sur les sectes Infosekta, est, elle, un peu plus convaincue du projet de la Confédération: «Ce serait bien d’avoir en Suisse une centrale spécialisée qui puisse offrir un soutien psychologique et qui connaisse bien la scène islamique de notre pays.»

Selon elle, il faudrait faire un état des lieux systématique pour savoir quelles sont les offres et les compétences existantes en Suisse. «Même si actuellement les cas sont relativement rares, il faut en discuter. A l’avenir, cette thématique gagnera sans doute en importance.»

www.20min.ch/ro/

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