Asile/Opinion/Sécurité

Requérants d’asile: oui, mais pas près de chez moi

Emission RTS Infrarouge du 3 mars 2015 à 22:35

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A chaque fois que des centres de requérants d’asile ouvrent en Suisse, la population est inquiète, voire très hostile. Dernier exemple en date: l’ouverture d’un centre fédéral à la Gouglera dans le canton de Fribourg qui devrait accueillir 300 personnes d’ici 2017. Alors comment expliquer cette méfiance? Les requérants sont-ils vraiment générateurs de criminalité et d’insécurité? La Suisse est-elle encore digne de sa tradition humanitaire? Infrarouge ouvre le débat.

www.infrarouge.ch

Mayens de Chamoson: La colère gronde chez les riverains du futur centre d’accueil pour les réfugiés

Les voisins du futur centre d’accueil pour réfugiés aux Mayens de Chamoson expriment leurs inquiétudes.

Sur les sept personnes interrogées, cette semaine, aux abords du futur centre d’accueil pour requérants d’asile des Mayens de Chamoson, six ont tenu à exprimer leur profond mécontentement…et leur peur.

Certains se disent choqués tandis que Martine Pommaz-Chervet, elle, ne se sent désormais plus du tout en sécurité. «Ici, il n’y a pas grand-chose à faire. Encore moins le soir. Ces étrangers, ils vont s’ennuyer. Je crains que pour s’occuper, ils ne se mettent à voler dans nos maisons», clame cette jeune retraitée âgée de 64 ans. Sa maison se situe à 30 mètres à peine de l’ancienne colonie qui abritera, dès le mois de juin, jusqu’à 90 réfugiés pour 290 habitants sur les Mayens.

La goutte de trop

Dominique Comby, lui, redoute l’impact économique d’une telle nouvelle. Pour ce patron d’une entreprise de rénovation, c’est clairement «la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Cela va grandement nuire à la vente des chalets. Après l’acceptation de la LAT et de la Lex Weber, c’est un coup de massue supplémentaire pour le tourisme local».

Rassurer les indigènes

Roger Fontannaz, chef de l’office de l’asile à l’Etat du Valais, comprend cette peur de l’inconnu. Mais tient à rappeler que les conditions d’accueil ont fort évolué depuis les années 2000. «Avant, nous avions la volonté mais pas les moyens. Aujourd’hui, nous bénéficions d’un réel programme d’intégration. Si la personne est occupée, il n’y pas de problème. Le foyer de Vernamiège en est le meilleur exemple.»

Et de préciser aussi que les foyers mixtes, avec familles et enfants, sont moins sujets aux problèmes. Pour rassurer la population, une séance d’information est prévue, le 9 mars, en présence de la Conseillère d’Etat, Esther Waeber-Kalbermatten.

www.lenouvelliste.ch/fr/valais/

Loger un réfugié chez soi?

Cent cinquante personnes, toutes en Suisse alémanique, ont été sélectionnées après l’appel de l’OSAR (Organisation suisse d’aide aux réfugiés) invitant des particuliers à héberger un migrant. Bonne idée ou arbre qui cache la forêt?

Accueillir un requérant d’asile chez soi? Peu nombreux sans doute sont ceux qui auraient misé gros sur le succès de cette initiative de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR). Après un appel lancé dans le Blick l’automne dernier, 150 candidats, tous en Suisse alémanique, ont été retenus pour ce projet pilote d’hébergement de réfugiés au domicile de personnes privées.

Un projet sur le point de débuter, comme l’a annoncé le porte-parole de l’OSAR Stefan Frey au quotidien zurichois Tages Anzeiger. Les personnes hébergées seront des familles. Les conditions précises de logement ainsi que les questions de responsabilité doivent être négociées par l’OSAR avec chacun des cantons concernés, puisque l’accueil des requérants est une compétence cantonale.

Avec ce projet, l’OSAR entend poursuivre plusieurs buts. Soulager évidemment les structures d’accueil existantes mais aussi «rendre à nouveau plus visible la Suisse humanitaire». Dans un contexte de scrutins populaires ayant souvent tourné au vote antimigrants.

Ce pourrait être également l’occasion de mettre à mal des préjugés tenaces. «Le gros des réfugiés ne sont pas des criminels. Ce ne sont que des êtres humains comme nous», a rappelé Stefan Frey. Qui dit pourtant s’attendre à «quelques réactions négatives», tout en annonçant que les 150 premiers candidats pourraient être suivis par «des centaines d’autres» une fois le projet sur les rails.

Du côté de l’Office fédéral des migrations (ODM), on précise que les autorités peuvent «subvenir aux besoins de ceux qui cherchent refuge en Suisse, même sans le projet de l’OSAR». Et de rappeler que dans le passé la Suisse a su faire face aux situations d’urgence, comme dans les années 1990 avec l’afflux de réfugiés fuyant la guerre en ex-Yougoslavie.

Les chiffres des derniers mois ont montré une hausse de demandes d’asile en provenance surtout de pays comme la Syrie ou l’Erythrée.

www.migrosmagazine.ch

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Une réflexion sur “Requérants d’asile: oui, mais pas près de chez moi

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