Politique/Religion/Sécurité

Des politiciens veulent interdire une organisation salafiste

EXTRÉMISMES

L’organisation «Lies!» fait l’objet de nombreuses critiques en Allemagne pour son prosélytisme agressif. Des politiciens suisses veulent sévir.

Onur djihadiste lis islamiste

L’histoire du djihadiste suisse qui retient son épouse contre son gré dans une zone de guerre en Syrie met sous les feux de la rampe une organisation salafiste allemande. «Lies! – die wahre Religion» (Lis! – La vraie religion) soulève beaucoup de critiques outre-Rhin.

Elle se fait connaître avec un prosélytisme agressif en distribuant des corans gratuitement dans la rue. Elle se défend de prôner le djihad, la guerre sainte, mais plusieurs de ses membres ont déjà rejoint des organisations classées comme terroristes, rappelle 20 Minuten dans son édition du 6 mars.

Des stands à Zurich samedi 7 mars

Selon Saïda Keller-Messahli, la présidente duForum pour un islam progressiste, il s’agit d’une «organisation très dangereuse». Ses membres se présentent de façon décontractée mais ils professent un islam idéalisé des premiers temps, prônant la charia, la loi islamique. Ce que la présidente présente comme le socle du djihadisme.

L’activisme de cette organisation tant sur ses stands que sur Internet et dans les mosquées est responsable de la présence de dizaines de Suisses en Syrie et en Irak au sein de groupes terroristes, ajoute-t-elle.

«Lies!» a comme objectif de placer un coran dans chaque foyer un Allemagne. Elle a également tenu des stands en Suisse alémanique et sa présence est annoncée samedi matin 7 mars en ville de Zurich.

Le SRC ne peut agir

Pour certains politiciens, une interdiction s’impose. «Il faut agir contre de telles organisations, comme par exemple en les privant d’autorisation pour leurs stands», estime le conseiller national Lukas Reimann (UDC/SG).

Il préconise de réunir les informations sur les personnes parties pour le djihad dans le cadre de cette organisation, pour avoir un moyen d’action légal. «Il est important que la Suisse ne devienne pas une plaque tournante pour des actions terroristes.»

Mais la situation est plus compliquée, selon Samuel Althof, expert en extrémismes. «Impossible d’interdire une distribution de corans, car cela irait à l’encontre de la liberté de religion.» L’argument de la prévention a peu de poids également car le processus de radicalisation a démarré bien auparavant.

Du côté du Service de renseignement de la Confédération (SRC), on constate que la «distribution de corans ne constitue pas une menace pour la sécurité intérieure et extérieure de la Suisse». Aussi longtemps qu’aucune référence concrète à la violence n’est constatable, le SRC n’entend pas agir.

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