Actualité/Insécurité/Violence

Une femme serbe tue son mari suisse à Nyon: « un carnage, du sang plein les murs »

par Caroline Gebhard – Un drame s’est produit dans le centre de Nyon mardi soir. Un Suisse de 55 ans a été tué dans son appartement. Présente au moment des faits, sa compagne a admis son implication.

«J’ai entendu crier dans l’entrée lorsque je suis rentrée vers 18h40», raconte Emma*, une voisine de l’homme retrouvé mort, à «20 minutes». Selon le journal «La Côte», la compagne du défunt, une Serbe de 48 ans, se trouvait à l’intérieur du logement au moment du drame. Elle a été placée en détention provisoire et a admis son implication dans les faits. La police indique, quant à elle, que la victime a succombé à un homicide. Plusieurs coups lui ont été assénés avec un objet pointu et tranchant, vraisemblablement un couteau.

En assistant de loin à la dispute du couple, qui réside au rez-de-chaussée de son immeuble, Emma était loin de se douter de ce qui allait se passer. «Je suis restée environ une minute sur mon palier avant de rentrer dans mon appartement, raconte-t-elle. Des couples qui s’engueulent, ça arrive parfois. Et je n’ai pas entendu crier «au secours.» Sans parvenir à comprendre les propos qui s’échangeaient au sein du logement, elle précise avoir «plutôt entendu un homme crier».

C’est lorsqu’elle a vu débarquer une ribambelle de policiers, environ 45 minutes plus tard, qu’elle a compris que quelque chose de grave s’était passé. Les forces de l’ordre sont arrivées depuis le parc que surplombe les balcons de l’immeuble: «Ils ont escaladé les murs pour accéder à l’appartement par la terrasse.» Plus tard, elle a entendu la compagne du défunt qui criait «comme une folle». Le père d’Emma, qui est sorti dans la soirée pour promener le chien, aurait également aperçu l’intérieur de l’appartement où le drame s’est joué: «Il paraît que c’était un carnage, poursuit Emma. Il y avait une énorme flaque de sang sur le sol et il y en avait plein les murs.» Ce jeudi matin, du plastique recouvrait encore le sol de l’entrée du bâtiment afin de dissimuler des traces d’hémoglobine.

Emma n’avait jamais croisé la victime. Mais elle avait eu l’occasion, un jour, d’échanger quelques mots avec sa compagne, une femme qu’elle décrit comme «une grande blonde, très sympa». Selon elle, cette dame était «toujours seule et elle ne devait pas travailler». Souvent sur son balcon «en peignoir et en chaussettes», elle «fumait cigarette sur cigarette. Elle n’avait pas l’air bien…» En revanche, lors de ses sorties en ville, elle semblait prendre un soin particulier à s’habiller et à se coiffer.

www.20min.ch/ro/

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