Insécurité/Justice/Violence

L’octogénaire l’accueille et lui offre à manger, l’imposant métis alcoolisé la tue

par Abdoulaye Penda Ndiaye – Un homme de 31 ans est poursuivi depuis mercredi pour le meurtre d’une dame âgée dans un appartement d’Orbe, en 2013.

Quérulent, belliqueux et violent, il a fini par commettre l’irréparable en novembre 2013. Aux environs de 18h45, l’homme de 31 ans sans activité professionnelle a décidé de «corriger» une voisine de son père qui s’était mal comportée avec celui-ci, à Orbe (VD). Se trompant de personne, il a sonné chez une dame de 81 ans souffrant de polyarthrite et de schizophrénie. Celle-ci a ouvert la porte à l’homme alcoolisé. Elle lui a ensuite offert un café et un gratin de pommes de terre. L’accusé, un métis au physique très imposant, s’est gaillardement servi.

Il s’est ensuite fâché, car la dame très hospitalière l’avait appelé «mon petit-fils». Il l’a violemment frappée en utilisant ses mains et des ustensiles pris dans un tiroir de la cuisine. «Sous la violence des coups, une fourchette à fondue a été pliée», selon le procureur. Touchée à la tête, au visage et au dos, la victime gémissait. Le jeune homme très baraqué appuie alors un coussin sur son visage. Le tueur, dépressif et toxicomane, est ensuite remonté chez son père. L’octogénaire a été retrouvée inanimée une heure plus tard.

Le tueur décrit les faits en souriant

Le procès du prévenu suisse s’est ouvert mercredi au tribunal d’Yverdon. Le trentenaire est notamment poursuivi pour assassinat, subsidiairement meurtre. Il est revenu sur les faits dramatiques avec un détachement sidérant. «Après mon acte, je me suis mis à discuter avec le chien de la victime. Les animaux ont un sixième sens», a-t-il expliqué au Tribunal. En souriant.

Une fois que le drame s’est produit, le prévenu admet être retourné au quatrième étage, chez son père. Tout juste après, au lieu d’appeler les secours, il a composé le numéro d’un dealer pour qu’il lui fournisse du… cannabis.

Interrogé par l’avocat de la partie civile qui lui demande s’il avait constaté que la victime souffrait, sa réponse a fait sursauter tout le monde: «Désolé mais je ne suis pas docteur.» Un exemple qui illustre l’attitude de défiance et d’arrogance du prévenu à l’égard du Tribunal, depuis le début de l’audience. Sauf quand, pris par un besoin pressant, il a prié le président de l’autoriser à aller se soulager.

Internement préconisé

Entendu mercredi, l’expert psy a indiqué que «l’internement est la seule mesure envisageable pour prévenir efficacement la récidive» de l’accusé qui souffre de troubles de la personnalité.

www.20min.ch/ro/

«Si j’avais tué un jeune de 20 ans, ça aurait été tout différent»

JUSTICE

Lors de son audition, devant le tribunal d’Yverdon, le meurtrier de l’octogénaire d’Orbe s’est estimé chanceux, dans son crime.

En cet après-midi de procès, le prévenu, T.R., 32 ans est resté affalé sur sa chaise, clignant souvent des yeux, le regard vide. Toxicomane et dépendant à l’alcool et au cannabis, s’il a reconnu avoir agi «de façon très moche», et qu’il est à «100 % responsable de ce qu’il a fait et qu’il ne se contrôle plus quand il boit», il a excusé son terrible geste par le manque d’antidépresseurs: «Si je n’avais pas connu le spiralex, rien ne se serait passé comme ça», explique-t-il. Diagnostiqué comme anxio-dépressif par son médecin, le prévenu était motivé à devenir enfin abstinent et a donc commencé ce traitement d’antidépresseurs.

Mais alors qu’il était en attente d’une nouvelle ordonnance depuis plusieurs jours, le soir du meurtre il était en manque. Ce qui l’aurait poussé à boire massivement. Sans formation, à l’aide sociale dès sa majorité, il a fait également un séjour dans un hôpital psychiatrique. Père de deux filles de 6 et 7 ans de deux femmes différentes, il vit avec sa mère, puis déménage chez sa sœur et enfin chez son père à Orbe.

Une chance dans ce malheur

Aux questions du procureur, on apprend, que lors d’un téléphone avec sa mère, des jours après son crime, il a déclaré s’estimer chanceux: «La grand-mère de 81 ans, elle était au moins proche de la mort. Si j’avais tué un jeune de 20 ans, ça aurait été pire et tout différent.» Une déclaration qu’il ne conteste pas. Des propos qui décrivent un homme arrogant, fuyant et qui selon l’expert psychiatrique «a de la peine à se remettre en question, avec une tendance à remettre la faute sur les autres.»

Le psychiatre a ajouté que «l’internement est la seule mesure envisageable pour prévenir efficacement la récidive» du meurtrier atteint de troubles de la personnalité.

L’audience a d’ailleurs été suspendue, juste avant le réquisitoire, car l’avocat de la défense demande une contre-expertise, comme peut le permettre la loi dans le cas d’un internement à vie.

www.lematin.ch/faits-divers/

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