Immigration/International/Violence

Il renvoie ses enfants bagarreurs en Afrique, la Confédération les ramène en Suisse

Lassé du comportement de ses fils, un réfugié les a rapatriés en Afrique. Mais Berne a décidé de les faire revenir.

Combey Gbadjavi, 46 ans, a fui le Togo pour la Suisse en 2006, pour des raisons politiques. Il y a deux ans, il a fait venir ses quatre enfants, afin qu’ils le rejoignent à Welschenrohr (SO). Mais avec ses plus jeunes fils Klaus, 13 ans, et Apollinaire, 15 ans, les problèmes ont été nombreux: «Ils ne faisaient pas leurs devoirs et étaient sans cesse impliqués dans des bagarres. J’étais constamment convoqué à l’école. Je n’en pouvais plus», confie le quadragénaire à «Blick». Le père de famille décide, début 2015, de les renvoyer en Afrique, au Bénin, où vit une partie de sa famille.

«Je pensais que là-bas, un avenir leur était promis. Ici, ils ne trouveront jamais d’apprentissage à cause de leur comportement»,

poursuit le Togolais.

Mais après quelques semaines, son téléphone sonne. Au bout du fil, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), qui lui apprend que ses enfants sont de retour en Suisse. Selon Combey Gbadjavi, ils ont déclaré à l’ambassade qu’ils les avait laissés à la rue en Afrique. Depuis leur retour, payé par le DFAE, les deux ados sont sous la responsabilité de l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA).

«Je ne comprends pas. Pourquoi ne pourrais-je pas envoyer mes enfants en Afrique? Ici il ne pourront que devenir des criminels»,

conclut-il. Et il n’est pas le seul à se poser la question. «L’APEA les a placés dans un foyer, ce qui entraîne des coûts considérables pour la commune. C’est un non-sens», s’insurge René Enz, le maire de Welschenrohr.

Querelle de famille ou enfants maltraités?

Contacté par «Blick», le DFAE s’est contenté de justifier ce «rapatriement» par «le respect des droits et du bien-être des enfants.» L’APEA de Thal-Gäu, qui s’occupe du dossier de Klaus et Appolinaire, n’a pour sa part pas souhaité s’exprimer sur cette affaire. Mais des soupçons de maltraitance expliqueraient qu’ils vivent en foyer. Selon le quotidien alémanique, le plus âgé des fils de Combey Gbadjavi, âgé de 24 ans, aurait alerté les autorités que son père battait ses frères. Mais ce dernier s’en défend: «C’est un mensonge!», jure-t-il.

www.20min.ch/ro/

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