Criminalité/Insécurité/Violence

Commerçant séquestré et tabassé dans son magasin

Roué de coups lors d’un braquage à Veyrier, un épicier a vécu un calvaire. Hospitalisé, il reste choqué mais s’en sort avec des blessures légères.

«J’ai cru que c’était la fin pour moi». On lit dans les yeux d’Edouard de la Fuente qu’il ressasse les violences subies le 9 novembre dernier. A 19h30 ce soir-là, stores des vitrines déjà clos et clés en mains, il s’en va fermer la porte de l’épicerie qu’il tient depuis 40 ans à Veyrier lorsqu’il se retrouve nez-à-nez avec un homme cagoulé. «Il avait des yeux méchants et derrière lui, j’ai vu une seconde silhouette». Puis, la situation dégénère.

Menaces de mort

Frappé au visage, sprayé, il tente de fuir. Son assaillant le rattrape et cogne à nouveau, à l’épaule, au ventre, lui donne un coup de genou dans les côtes: «Fils de p…, ne bouge pas sinon je te tue!», hurle le braqueur. S’en suivent 45 minutes de violences. A terre, bâillonné, mains et jambes ligotées, une couverture sur la tête, il est régulièrement battu et menacé de mort. Edouard implore, rien n’y fait. «Je n’ai jamais vu son visage, j’étais terrorisé.»

Entre temps, un complice fouille l’épicerie et l’appartement de la victime situé juste au-dessus. Le montant précis du butin reste à déterminer. Selon Edouard, les malfrats ont mis la main sur des bijoux et au moins 16’000 francs – le contenu de la caisse et des économies en cash. Toujours allongé sur le sol, il entend: «Dis-moi où est le coffre! Si tu me le dis, j’épargnerai un peu de temps dans ta vie (sic)!» Il n’y a pas de coffre, mais son agresseur ne le croit pas. L’épicier imagine alors que s’en est fini pour lui.

Besoin de témoigner

Puis après quelques minutes, c’est le silence. Les deux braqueurs ont fui, ils seraient toujours recherchés. Edouard parvient à se libérer, sort de son magasin et appelle au secours. Souffrant d’hématomes et de blessures légères, il passera 24 heures à l’hôpital avant de retourner travailler mardi soir déjà. Non sans avoir évidemment déposé plainte. «Je témoigne parce que je veux prévenir les gens que ça peut arriver à tout le monde. Il faut prendre des précautions.» Aujourd’hui, Edouard ferme d’abord la porte à clé avant de baisser les stores, et pendant ce temps laisse la lumière allumée pour que les voisins voient ce qui se passe dans l’épicerie. Au cas où…

Solidarité familiale

La victime a été très entourée par sa famille, qui reste choquée: «Quand le soir tombe, on se méfie d’un client inconnu, on s’imagine qu’il fait un repérage, par exemple», raconte sa fille Damaris. De nombreux Veyrites ont rendu visite à Edouard et aux siens pour leurs témoigner leur sympathie. «Ici, on a l’esprit village, on est touché», note un habitant. «Cette agression nous a consterné, Monsieur de la Fuente est une personnalité chez nous, confirme le maire Raymond Gavillet. Nous étudions en ce moment la mise en place de mesures de sécurité et d’actions». Les autorités communales ne souhaitent pas en donner le détail. En tous les cas, la famille d’Edouard a noté que depuis le braquage, un policier municipal est posté en face de l’épicerie, le soir à la fermeture.

www.20min.ch/ro/news/geneve/

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