Actualité/Insécurité/Sécurité

Milices suisses prêtes à patrouiller pour protéger les femmes

Les agressions sexuelles du Nouvel-An en Allemagne motivent des anges gardiens suisses à agir pour prévenir de tels débordements.

Les plaintes de femmes attaquées par des migrants à la Saint-Sylvestre outre-Rhin ne laissent pas indifférent en Suisse. A Berne et à Zurich, des bénévoles sont recrutés via Facebook pour se constituer en milice. Dans la capitale fédérale, ce groupe s’intitule «Un pour tous, tous pour un, Berne veille au grain.» Il veut mettre en place une structure avant que des agressions soient enregistrées en recrutant des personnes spécialisées dans la sécurité, par exemple.

www.facebook.com/Einer-für-alle-alle-für-einen-Bern-passt-auf-535333196628369/

Pas une bonne idée

La police cantonale bernoise estime que ces groupes amènent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. «Agir ainsi comporte des risques» indique Christoph Gnägi, porte-parole de la police cantonale bernoise. De plus, ces patrouilles n’ont pas davantage de droits que des citoyens lambda. En cas de problème, le porte-parole conseille d’appeler les urgences, de noter un maximum de détails ainsi que le nom des témoins et d’attendre l’arrivée de la police.

Brochure pour migrants

A l’approche du carnaval, le canton de Lucerne a opté pour sa part pour une campagne de prévention destinée aux migrants. Des dépliants vont leur être remis, leur montrant la façon de se comporter envers les femmes dans notre pays. Le canton veut ainsi apaiser les craintes des citoyennes et citoyens afin de prévenir des agressions. Actuellement, les flyers sont en cours de rédaction et seront prochainement distribués. A noter que Lucerne organise déjà des cours obligatoires dans les centres de requérants présentant les lois, les coutumes et les traditions de notre pays. (miw/jbm/ats)

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/14624942

Gros bras à Genève

La cité de Calvin connaît déjà des patrouilles citoyennes. Ils se sont nommés «Les patrouilleurs du respect». Un groupe affilié à l’association «Les anges du respect», créée par Marco Garcia il y a quelques années. Cet homme de 40 ans est instructeur de Krav Maga, une technique israélienne d’autodéfense, et dit avoir formé une équipe d’une trentaine de personnes, relève la «Tribune de Genève.» Là aussi, ces patrouilleurs, non armés, ne sont pas vus d’un bon oeil par les autorités.topelement

Des balèzes surveillent Genève

POLÉMIQUE — Des citoyens rompus aux arts martiaux entendent patrouiller pour sécuriser les week-ends, en ville. La police guette l’évolution du projet de très près.

«Nous ne sommes pas des justiciers. Mais si nous ne faisons pas le boulot, qui le fera?» Ancien légionnaire, père de sept enfants, Marco Garcia Gonneau aime aller au bout de ses convictions. Surtout quand il s’agit d’affronter le «laxisme» qui, à ses yeux, règne à Genève. Choqué par la nuit d’émeutes du 19 décembre, ce spécialiste du krav maga (méthode de combat israélienne) vient de lancer un projet qui lui tient à cœur depuis longtemps.

Avec une trentaine d’autres bénévoles issus du milieu des arts martiaux, le patron de la Black Belt Spirit Academy, au Grand-Saconnex, veut désormais patrouiller chaque week-end dans les rues de la ville pour empêcher les incivilités, agressions et autres déprédations. Nom de code: «Les patrouilleurs du respect». Dans chaque équipe, cinq personnes: trois ceintures noires d’arts martiaux et instructeurs, un aide instructeur, au minimum ceinture bleue, et une cinquième personne, pratiquant les arts martiaux elle aussi, mais surtout là pour apporter un regard extérieur de juriste, de médecin ou d’avocat sur l’opération en cours. Ils sont tous au bénéfice d’une formation de base en premiers secours. Une première virée a eu lieu ce week-end, sans souci.

Patrouilleurs non armés

Ultrasensibles, les aspects juridiques de ces rondes citoyennes (et bénévoles) ont été soigneusement étudiés, garantit Marco. «Cela fait cinq ans que l’on peaufine ce projet. Les participants sont des gens de 30 à 40 ans. Notre action sera conforme aux valeurs des arts martiaux et structurée.» Non armés, les patrouilleurs seront vêtus d’uniformes évoquant plus les samaritains qu’une milice quelconque. «Je vois d’ailleurs cet engagement comme le prolongement de ce que je faisais auparavant chez les samaritains», explique Raphaël, l’un des participants. Ancien policier en France, Karim se lance, lui, dans l’aventure pour ne pas voir se généraliser à Genève ce qu’il a autrefois connu dans certaines banlieues sensibles.

Sur Facebook, le projet suscite des réactions contrastées. Beaucoup redoutent que les patrouilleurs marchent sur les plates-bandes de la police. Contactée hier, celle-ci suit «avec attention» l’évolution de l’initiative. Elle se dit prête à éviter que l’action ne «dégénère dans la violence». Reste que même dans le milieu des sports de combat, certains se montrent sceptiques. «L’idée est honorable, mais on n’est pas des superhéros», met en garde Nelson Carvalho, patron de la Fight Move Academy de Neuchâtel. «Même la police n’a pas toujours les moyens d’agir, alors de simples citoyens…»

www.lematin.ch/suisse/

www.rts.ch/info/regions/berne/7408860-appel-lance-aux-benevoles-bernois-pour-creer-des-patrouilles-citoyennes.html

7 réflexions sur “Milices suisses prêtes à patrouiller pour protéger les femmes

  1. Pingback: Milices suisses prêtes à patrouiller pour protéger les femmes | flingueur-45

  2. Pour ma part, je trouve cela tres bien…puisque la police a souvent ordre de ne rien faire!!!Cf à Calais, le grand chaos!!!Alors que des hommes courageux, entraînés à ces techniques de combat et pq pas aux remaniements des armes me semblent très positif!!!OK, normalement, ce n est pas aux citoyensde d assumer la sécurité des gens, mais puisque les politiques empêchent les policiers d agir…..

  3. Le danger de se substituer aux forces de l’ordre, est de donner un faux sentiment de sécurité. La seule vraie question qu’il faut se poser, est selon moi la suivante : ce type d’initiative aura t’elle un impact sur les statistiques de l’insécurité. Ou du moins permettra t’elle de réduire le nombre d’agression croissant. Sincèrement je ne le crois pas. Le projet est mal ficelé, le périmètre n’est pas clair, les missions de ces patrouilles sont mal définies, le simple fait de se montrer dans des gros 4/4 aura t’il une influence sur les délinquants ou les éventuels agresseurs, je suis plus que dubitatif. Chose plus étonnante, moi qui pratique les arts martiaux et enseigne le Krav maga, les fondamentaux du dogme oriente les pratiquants vers l’évitement, la fuite et seulement en cas d’extrême utiliser tous les moyens susceptibles de de sortir d’une situation dangereuse. Alors gros bras, pratique martiale rime t’il avec efficacité, une fois de plus j’en doute, mais cela n’engage que moi.

  4. Ce genre de solution ne peut être que le début de la chienlit totale. Si il a des groupes pour, il y aura aussi, bien sûr, des groupes contres, puis des groupes dans chaque cartier etc. Pas besoin de longues explications pour comprendre que la police doit être une et indivisible. On en a déjà, en Suisse, une par canton; c’est bien suffisant.

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