Justice/Religion/Sécurité

Des détenus se seraient radicalisés dans les prisons genevoises

Plusieurs pensionnaires des prisons genevoises de Champ-Dollon et de La Brenaz présenteraient un profil inquiétant.

cour prison Champ-Dollon

Une dizaine de détenus de Champ-Dollon et de La Brenaz (GE) se seraient radicalisés, indique mardi la «Tribune de Genève». Si les autorités ne confirment pas ce chiffre, elles concèdent que «les établissements genevois sont concernés par cette question, mais dans des proportions moindres que ce qui est rapporté à propos de certains établissements français», indique au quotidien genevois Laurent Forestier, porte-parole de l’Office cantonal de la détention. Les collaborateurs de l’Office sont invités à signaler à leur hiérarchie «une modification du comportement, des propos ou des pratiques des détenus de nature à laisser penser à une radicalisation», précise le fonctionnaire. La police est ensuite prévenue, le cas échéant.


«Allah est grand»

Selon le témoignage d’un gardien, un prisonnier se serait réjoui au lendemain des attentats de Paris en novembre, tandis qu’un codétenu aurait crié «Allah est grand». Un autre encore proférerait des menaces contre les mécréants. Ces détenus ne parleraient que du Coran et écouteraient des chants coraniques. Ils ne supporteraient pas non plus les interventions de surveillantes dans leur cellule, «refusant que des femmes accèdent à leur sphère privée». Des sanctions sont en général prises lorsque des propos menaçants sont tenus ou lorsque le personnel n’est pas traité de manière respectueuse. Néanmoins, les détenus concernés ne sont pas séparés des autres prisonniers, relève la «Tribune de Genève».

La surpopulation comme facteur

La surpopulation carcérale jouerait un rôle dans la radicalisation de certains prisonniers. Selon Jean-Pierre Restellini, ancien président de la Commission suisse contre la torture, «le risque de radicalisation augmente du fait de la surpopulation, explique-t-il. Le manque de personnel, le fait de laisser 23h/24h des détenus en cellule, constituent des facteurs aggravants.» De son côté, le directeur du Centre suisse de formation pour le personnel pénitentiaire, Thomas Noll, estime qu’«il n’y a pas vraiment de risque aigu de radicalisation dans les prisons suisses, comparé aux pays qui nous entourent. Car nos prisons sont à taille humaine, ce qui permet au personnel d’exercer une meilleure surveillance.»

www.20min.ch/ro/

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